RU
Ih bieiiy DO me toise pas. Tu as fait bien des hommes wbes ; eh bien, ne fais pas le superbe avec moi ; je ne i pas qo'on me toise ni qu'on me^brave. Je te répète que dit à ton maître de tailler la robe, mais je ne lui ai pas ie la tailler en pièces. ErgOy tu mens.
LE TAOLEUR.
Il bien, pour preuve de ce que je dis, voici le devis de
IÇOO.
PETRUGHIO.
GRUMIO
m devis en a menti par la gorge, s'il dit que j'ai dit ça.
LE TAOLEURy lisant.
; Imprimis, une robe à corsage ample. »
GRUMIO, èPetrachio.
htoB» n j'ai jamais dit une robe à corsage ample, qu'on couse dans la jupe et qu'on me batte à mort avec un pêne de fil brun ! J'ai dit une robe.
PETRUGHIO.
Continue.
LE TAILLEUR
« Avec un petit collet arrondi... »
GRumo.
Jo confesse le collet.
LE TAILLEUR
^ Avec une manche large. . . »
GRUMIO
^confesse deux manches.
t58 U SÂTJYiOl iFPRnrOIStB.
LK TÂDiLSUB.
ce Les manches minutieusement découpées... i»
PJRftlXSHIO.
Oui, yoilà Tinfamie.
GRUmo.
Erreur dans le mémoire, monsieur ! erreur dans le mémoire! J*ai commandé que les manches fussent découpées d'abord, et ensuite recousues; et cela, je te le prouTerai, quand ton petit doigt serait armé d'un dé.
LE TAILLEUB.
Ce que je dis est vrai ; si je te tenais ailleurs, je te le ferais reconnaître.
GRUMIO
Je suis à ta disposition ! Sur-le-ctiamp ! munis-toi da mémoire, passe-moi ta verge, et ne me ménage pas.
HÛRTBNSIO.
Dieu me pardonne , Grumio ! la partie ne serait pas égale.
reiRUGHK), aa tiUIear.
Ah çà, monsieur, en detix mots, cette robe n'est pas pour moi.
GRUMIO, àPttnichio.
Tous avez raison, monsieur ; elle est pour ma maîtresse.
PETRUCfflO.
Allons! emporte-la, et remets-la à la disposition de ton mattre.
GRUmO, aataillear.
Maraud ! ne t'en avise pas. — Mettre la robe de ma mattresse à la disposition de ton mattre !
PETRUGHIO, à Grottiio.
- Eh bien, monsieur, quelle idée vous prend ?
GRUmo.
~ Oh! monsieur, Tidée est beaucoup plus sérii
8Ct9B Tm. fSf
TOUS ne pensez : — mettre la robe de ma maltresse à la lOaitioQ de son maître I - Oh! fil fi! fi!
PETRUCDIO» bas à Horteniio^
- Hortensio, veiUe à ce que le tailleur soit payé...
Haat.
- Alkms, emporte ça ; décampe, et plus un mot.
lORTBISIO, bas aa tafllear.
- Tailleur, je te payerai ta robe demain. — Ne prends en mauvaise part ces paroles un peu brusques. — Va-
I to dis-je; mes compliments à ton maître.
Le tailleur sort.
PETRUGHIO.
- Allons, venez, ma Catharina ; nous allons nous rendre I votre père — dans ce simple et honnête accoutre- M; — nos bourses seront superbes, si nos habits sont nMes. — C'est Tâme qui fait la richesse du corps; — de même que le soleil darde à travers les nuages les t sombres, — de même l'honneur perce à travers le t pauvre vêtement. — Quoi! le geai est-il plus précieux I Tâlouette — parce que ses plumes sont plus belles? — h vipère vaut-eUe mieux que Tanguille — parce que les bars de sa peau charment le regard ? — Oh ! non , ma M Cateau, tu ne perds rien de ton prix — dans ce vie équipage et sous cette humble toilette. — Si c'est liûiite à tes yeux, mets-la à ma charge; — ainsi, sois lie; nous allons partir •- pour banqueter et nous iw chez ton père...
A Gnimio.
" T«, appelle mes gens et mettons-nous en route ; — ne nos chevaux au bout de la grande allée ; — c'est là que ; monterons en selle ; nous irons à pied jusque-là... — nSy il est, je crois, environ sept heures, — nous poufoi bien arriver là-bas pour dîner.
160 Li SAUYAQE APPRnOIStB.
GATHARDIi.
— J'ose YOus assurer, monsieur, qu'il est près dedeox heures ; — et nous n'arrirerons pas avant l'heore da souper.
PETRUGHIO.
— Il sera sept heures avant que je monte à chefal. - Voyez, dans ce que je dis, ou fais, ou veux faire, - vous êtes toujours à me contrecarrer...
A 868 geD8.
Mes maîtres, laissez-nous, — je ne partirai pas aajourd*hui; et quand je partirai, — il sera l'heure qu'il me plaira de dire.
HORTENSIO
Oui-dà? ce galant-là veut commander au soleil !
Ils sortent (19).