SCÈNE XI
TINCESTÏO.
— Où est ce damné coquin, ce Tranio — qui a ainsi osé me braver en iiace?
BAPTISTAi A Bianca.
— Ah çà, dites-moi, n'est-ce pas là mon Cambio?
BIANGA,
— Cambio s*est métamorphosé en Lucentio.
LUGEiNTlO.
— C'est l'amour qui a opéré ces miracles. Mon amour pour Bianca — m'a fait changer de condition avec Tranio — loi a joué mon personnage dans la ville : - et enfin je suis beureusement arrivé — au havre désiré de ma félicité... — Ce que Tranio a fait, c'est moi qui l'y ai forcé ; — pardonnez-lui donc, mon cher père, à ma considération. —
VIKCENTIO.
Je veux broyer le nez du drôle qui a voulu m'envoyer en prison.
BiPTlSTA, à Lacentio.
Mais dites-moi, monsieur, auriez-vous épousé ma fille sans me demander mon consentement?
vmcENTio.
— Rassurez- vous, Baptisla, nous vous satisferons, allez. — Mais je rentre, pour me venger de ce gueux!
Il entre chez Lucentio.
BAPTISTA
— Et moi, pour approfondir cette coquinerie !
Il suit Vincentio.
LUCENTIO
— Ne sois pas si pâle, Bianca; ton père ne sera pas GIdié!
Lucentio et Bianca entrent dans la maison. GREMIO.
— Moi, je suis déconfit, tout m'étanl enlevé, hormis ma place au banquet.
Il entre chez Lncentio.
LA SAUVAGE APPRIVOISÉÏ.
ttrvehio «t CatharÎDi revieBn«Dt mr 1o denu Aê li tctu.
UTBAKINA.
— Mon morl, suivons-les pour voir la fin de cette slgsnde.
PETBUCHIO.
- J'y consens, Caleau, mais d'abord embrasse-moi
rATIURIKA.
- uoi ! BU milieu de la rue?
i-ETRicino.
i! as-tu honte de moi?
— "IRISA.
- Non, monsieur, à ne plaise ! c'est d'embraw que j'ai honte.
ICHIO.
— Eh bien, ds chez dous. . .
A Qo vslel.
Allons, drôle, partons
itilSK.
- Non! je vais ■ un baiser!... k présent,]! l'en prie, restons, mon aiuui r!
Elle l'embrasse,
l'ETRUCHIO.
— N'est-ce pas que c'est bon? Allons, ma chamwnK Caleau, — mieui vaut tard que jamais! il n'est jamais trop tani (21).
Ils eDlrenl chei Lucentio.