‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 194 sur 305 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

TINCESTÏO.

— Où est ce damné coquin, ce Tranio — qui a ainsi osé me braver en iiace?

BAPTISTAi A Bianca.

— Ah çà, dites-moi, n'est-ce pas là mon Cambio?

BIANGA,

— Cambio s*est métamorphosé en Lucentio.

LUGEiNTlO.

— C'est l'amour qui a opéré ces miracles. Mon amour pour Bianca — m'a fait changer de condition avec Tranio — loi a joué mon personnage dans la ville : - et enfin je suis beureusement arrivé — au havre désiré de ma félicité... — Ce que Tranio a fait, c'est moi qui l'y ai forcé ; — pardonnez-lui donc, mon cher père, à ma considération. —

VIKCENTIO.

Je veux broyer le nez du drôle qui a voulu m'envoyer en prison.

BiPTlSTA, à Lacentio.

Mais dites-moi, monsieur, auriez-vous épousé ma fille sans me demander mon consentement?

vmcENTio.

— Rassurez- vous, Baptisla, nous vous satisferons, allez. — Mais je rentre, pour me venger de ce gueux!

Il entre chez Lucentio.

BAPTISTA

— Et moi, pour approfondir cette coquinerie !

Il suit Vincentio.

LUCENTIO

— Ne sois pas si pâle, Bianca; ton père ne sera pas GIdié!

Lucentio et Bianca entrent dans la maison. GREMIO.

— Moi, je suis déconfit, tout m'étanl enlevé, hormis ma place au banquet.

Il entre chez Lncentio.

LA SAUVAGE APPRIVOISÉÏ.

ttrvehio «t CatharÎDi revieBn«Dt mr 1o denu Aê li tctu.

UTBAKINA.

— Mon morl, suivons-les pour voir la fin de cette slgsnde.

PETBUCHIO.

- J'y consens, Caleau, mais d'abord embrasse-moi

rATIURIKA.

- uoi ! BU milieu de la rue?

i-ETRicino.

i! as-tu honte de moi?

— "IRISA.

- Non, monsieur, à ne plaise ! c'est d'embraw que j'ai honte.

ICHIO.

— Eh bien, ds chez dous. . .

A Qo vslel.

Allons, drôle, partons

itilSK.

- Non! je vais ■ un baiser!... k présent,]! l'en prie, restons, mon aiuui r!

Elle l'embrasse,

l'ETRUCHIO.

— N'est-ce pas que c'est bon? Allons, ma chamwnK Caleau, — mieui vaut tard que jamais! il n'est jamais trop tani (21).

Ils eDlrenl chei Lucentio.

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