‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 195 sur 305 · SCÈNE Xlï. I · texte numérisé non relu

SCÈNE Xlï. I

[Une Mlle « minger chei Lnceolio. Uo deuen dresié.] I

Entrent Baptista , Vincentio, Gremio. i.e Pedagogcte, Liccnn.

Bl*>iCA. l'F.TRlCHlO, C*THAHrSA, HORTENSIO el LA VgUYE qoill épousée. Traniu, Biunuellu, Ghuhio et d'iotm tbIMi wtteol t

iiiciiino.

— Enfin, après nos longs désaccords, nous sommes es

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lannonîe. — C'est le moment, quand une guerre furieuse si terminée, — de sourire aux dangers esquivés, aux périls hnnouis!... — Ma belle Bianca, fais fête à mon père, — andis qu'avec le même empressement je fais fête au tien . . . — Frère Petruchio, sœur Catbarina, — et toi, Hortensio, Mrèe de ton aimable veuve, — banquetez à bouche que v^x-tu; vous-ètes les bienvenus chez moi! — Ce dessert ^a clore notre appétit, — après le festin que nous venons le iaire. Je vous en prie, à table, — et cette fois pour causer autant que pour manger.

Tous prenneDi place.

PETRUCHIO

— Oui, à table! à table! mais pour manger, rien que ^ur manger !

BAPTISTA

-C'est Padoue qui fournit toutes ces douceurs, fils Penchio.

PETRUCHIO

— Padoue .ne contient rien que de doux.

HORTENSIO

— Je voudrais, pour nous deux, que le mot fût juste.

PETRUCHIO

— Je crois, sur ma vie, qu 'Hortensio a peur de sa veuve.

U VEUVE

— Ah çè, je suis donc à faire peur !

PETRUCHIO

— Vous êtes sensée, et pourtant ici le sens vous man- |i]6... — Je veux dire qu'Hortensio vous redoute.

LÀ VEUVE

— Celui qui est étourdi croit que le monde tourne en rond.

PETRUCHIO

— Rondement répliqué.

U SALVICK ATPanOISÊE.

ime, qu'cDlendez-vous par là?

u vmt.

— C'est ainsi qoe, grdce h lui, je coa^i&...

— VousooQKvez, grâce à moi!... Qu'csl-ce qu'en pensB Uortei »o*

lîORTENSW.

— Ha nan dit que c'est oinsî qu'eilo conçoit t'expliatioQ de La pi

1 isio.

— Fort uicu ré] ^.., mbns&ez-le pour ça, bon» veu»e.

I iusi.

— Celai qui est rdi oit que le monde tourne « riMid... — Je n bu lilœ-moi ce que tous eototdezparU.

U nm.

— Votre msri, étsat stQigé d'uoe femme acsriMre, mesure à sod malheur les chagrius de mon mari; —'i meiotenant vouâ savez coa pensée.

CiTBAELtA.

— Une pensée misérable.

U \"EUÏE.

C'est juste, je pensais à vous.

aiDARWi.

— Je suis doue une misérable, à tous entendre?

mBiinuo.

Sus à elle, Caleau !

HORIESSIO.

Sus i elle, ma .veuve \

rciaiciiio.

— Cent marcs que ma Cate«u la terrasse !

8GÈNS XII. 179

UORTENSIO.

ila» c'est ma fonction.

PETRUCBIO.

- Voilà parler en fonctionnaire zélé... Â toi, mon gars !

11 boit & Horlensio.

BAPTISTA

- Que pense Gremio de cet assaut d'esprit?

GREMIO

- Ma foi, monsieur, ils mugissent fort bien.

biânga.

- Allons donc ! une personne à Tesprit vif dirait — que r mugir il faut, comme vous, porter cornes.

YINCENTIO.

- Oui-dà» madame la fiancée, cela vous a donc réléo!

BIANCA

- Oui, mais pas inquiétée. Aussi vais -je me rendor-

PETRUCniO.

-Pour cela, non I puisque vous vous êtes risquée, — je ^ TOUS lancer un ou deux traits !

BIANCA

- Me prenez-vous pour un oiseau ? Je vais changer de lier, — et alors poursuivez-moi de vos flèches, si vous lez... — Salut à tous!

Biaoca, Catbarina et la vea?e sortent.

PETRUCfllO.

- Elle m'a prévenu... Voilà, signor Tranio, — Toiseau t vous- avez visé sans pouvoir Tatteindre. — Allons ! je ih tous les tireurs, heureux et malheureux !

TRANIO

- Ah ! monsieur, Lucentio m*a lâché comme un lévrier qui court bien le gibier, mais qui ne Tattrape que pour

maître.

iW- ■ LA SAIVAGC WI'KIVOISÉE.

PETRCCfllO.

— Bonne «t leste ooaipaniMD^BaiB^HntkchMi!

îuns.

— ToQ> avesbien bit, nMosâeor, dedMHrpm même; — on dit poHrtaot que )b eerf en per^wdiniai met aux abois.

isratk.

— OhlohI Petmchio, TnniBtiresarTCasàpr^

I, b«i1Vnik>.

- ÀTooeit arcnex. qa'il voosatMdbâ^là!

-B m'a un peo égrtiignë, je t'avotn , qtais, «oa trait a riooché, — il 7 a dix i parier eoatn nn qaH eitro{Hét tons denx.

unvu.

— Ça, poor parinr aérieoseaieat, fils Pelnxfaia, -i crois que tu as la plus difficile de toutes.

PETRUCmO.

— Eh bien, je dis que non; et, tenez! poarpreaTe,-i cbacuD de nous fasse demander sa femme : — celui dont! femme sera la plus obéissante - et se rendra U fitaSi à l'invitation, — gagnera le pari que nous aUons ré^ff.

HORTKNSIO.

— D'accord. Que parions-nous?

LUONTIO.

Vingt couronnes.

PETHUCHIO.

Vingt couronnes! — C'est ce que je risquerais sur 1 faucon ou mon chien ; — mais, sur ma femme, je gigM vingt fois autant.

LUCENTIO. '

— Eb bien ! cent couronnes !

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HORTENSIO

1*7 consens.

PETRJUGHIO.

jà marché est Cait ; c'est dit.

HORTKNSIO.

- Qui commencera ?

LUGENTIO.

lot ! BiondellOy — va dire à ta maltresse de venir.

mONDKLLO.

Ty tais.

Il sort.

BAPnSTA I A Locentio.

- Mon gendre » je suis de moitié avec vous, Bianca idra.

LUGEimO.

- Je ne veux pas d'associé ; je tiens tout moi seul.

Reolra BiONDBL|.o.

LUCKNTIO.

- Eh hien» quelle nouvelle ?

KONDSLLD.

loDsirar, ma maltresse m'envoie vous dire — qu'elle MOipéeet qu'elle ne peut pas venir.

PETRUGHIO.

- Gomment ! elle est occupée, et elle ne peut pas venir ! Ert-ee là une réponse ?

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