SCÈNE Xlï. I
[Une Mlle « minger chei Lnceolio. Uo deuen dresié.] I
Entrent Baptista , Vincentio, Gremio. i.e Pedagogcte, Liccnn.
Bl*>iCA. l'F.TRlCHlO, C*THAHrSA, HORTENSIO el LA VgUYE qoill épousée. Traniu, Biunuellu, Ghuhio et d'iotm tbIMi wtteol t
iiiciiino.
— Enfin, après nos longs désaccords, nous sommes es
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lannonîe. — C'est le moment, quand une guerre furieuse si terminée, — de sourire aux dangers esquivés, aux périls hnnouis!... — Ma belle Bianca, fais fête à mon père, — andis qu'avec le même empressement je fais fête au tien . . . — Frère Petruchio, sœur Catbarina, — et toi, Hortensio, Mrèe de ton aimable veuve, — banquetez à bouche que v^x-tu; vous-ètes les bienvenus chez moi! — Ce dessert ^a clore notre appétit, — après le festin que nous venons le iaire. Je vous en prie, à table, — et cette fois pour causer autant que pour manger.
Tous prenneDi place.
PETRUCHIO
— Oui, à table! à table! mais pour manger, rien que ^ur manger !
BAPTISTA
-C'est Padoue qui fournit toutes ces douceurs, fils Penchio.
PETRUCHIO
— Padoue .ne contient rien que de doux.
HORTENSIO
— Je voudrais, pour nous deux, que le mot fût juste.
PETRUCHIO
— Je crois, sur ma vie, qu 'Hortensio a peur de sa veuve.
U VEUVE
— Ah çè, je suis donc à faire peur !
PETRUCHIO
— Vous êtes sensée, et pourtant ici le sens vous man- |i]6... — Je veux dire qu'Hortensio vous redoute.
LÀ VEUVE
— Celui qui est étourdi croit que le monde tourne en rond.
PETRUCHIO
— Rondement répliqué.
U SALVICK ATPanOISÊE.
ime, qu'cDlendez-vous par là?
u vmt.
— C'est ainsi qoe, grdce h lui, je coa^i&...
— VousooQKvez, grâce à moi!... Qu'csl-ce qu'en pensB Uortei »o*
lîORTENSW.
— Ha nan dit que c'est oinsî qu'eilo conçoit t'expliatioQ de La pi
1 isio.
— Fort uicu ré] ^.., mbns&ez-le pour ça, bon» veu»e.
I iusi.
— Celai qui est rdi oit que le monde tourne « riMid... — Je n bu lilœ-moi ce que tous eototdezparU.
U nm.
— Votre msri, étsat stQigé d'uoe femme acsriMre, mesure à sod malheur les chagrius de mon mari; —'i meiotenant vouâ savez coa pensée.
CiTBAELtA.
— Une pensée misérable.
U \"EUÏE.
C'est juste, je pensais à vous.
aiDARWi.
— Je suis doue une misérable, à tous entendre?
mBiinuo.
Sus à elle, Caleau !
HORIESSIO.
Sus i elle, ma .veuve \
rciaiciiio.
— Cent marcs que ma Cate«u la terrasse !
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UORTENSIO.
ila» c'est ma fonction.
PETRUCBIO.
- Voilà parler en fonctionnaire zélé... Â toi, mon gars !
11 boit & Horlensio.
BAPTISTA
- Que pense Gremio de cet assaut d'esprit?
GREMIO
- Ma foi, monsieur, ils mugissent fort bien.
biânga.
- Allons donc ! une personne à Tesprit vif dirait — que r mugir il faut, comme vous, porter cornes.
YINCENTIO.
- Oui-dà» madame la fiancée, cela vous a donc réléo!
BIANCA
- Oui, mais pas inquiétée. Aussi vais -je me rendor-
PETRUCniO.
-Pour cela, non I puisque vous vous êtes risquée, — je ^ TOUS lancer un ou deux traits !
BIANCA
- Me prenez-vous pour un oiseau ? Je vais changer de lier, — et alors poursuivez-moi de vos flèches, si vous lez... — Salut à tous!
Biaoca, Catbarina et la vea?e sortent.
PETRUCfllO.
- Elle m'a prévenu... Voilà, signor Tranio, — Toiseau t vous- avez visé sans pouvoir Tatteindre. — Allons ! je ih tous les tireurs, heureux et malheureux !
TRANIO
- Ah ! monsieur, Lucentio m*a lâché comme un lévrier qui court bien le gibier, mais qui ne Tattrape que pour
maître.
iW- ■ LA SAIVAGC WI'KIVOISÉE.
PETRCCfllO.
— Bonne «t leste ooaipaniMD^BaiB^HntkchMi!
îuns.
— ToQ> avesbien bit, nMosâeor, dedMHrpm même; — on dit poHrtaot que )b eerf en per^wdiniai met aux abois.
isratk.
— OhlohI Petmchio, TnniBtiresarTCasàpr^
I, b«i1Vnik>.
- ÀTooeit arcnex. qa'il voosatMdbâ^là!
-B m'a un peo égrtiignë, je t'avotn , qtais, «oa trait a riooché, — il 7 a dix i parier eoatn nn qaH eitro{Hét tons denx.
unvu.
— Ça, poor parinr aérieoseaieat, fils Pelnxfaia, -i crois que tu as la plus difficile de toutes.
PETRUCmO.
— Eh bien, je dis que non; et, tenez! poarpreaTe,-i cbacuD de nous fasse demander sa femme : — celui dont! femme sera la plus obéissante - et se rendra U fitaSi à l'invitation, — gagnera le pari que nous aUons ré^ff.
HORTKNSIO.
— D'accord. Que parions-nous?
LUONTIO.
Vingt couronnes.
PETHUCHIO.
Vingt couronnes! — C'est ce que je risquerais sur 1 faucon ou mon chien ; — mais, sur ma femme, je gigM vingt fois autant.
LUCENTIO. '
— Eb bien ! cent couronnes !
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HORTENSIO
1*7 consens.
PETRJUGHIO.
jà marché est Cait ; c'est dit.
HORTKNSIO.
- Qui commencera ?
LUGENTIO.
lot ! BiondellOy — va dire à ta maltresse de venir.
mONDKLLO.
Ty tais.
Il sort.
BAPnSTA I A Locentio.
- Mon gendre » je suis de moitié avec vous, Bianca idra.
LUGEimO.
- Je ne veux pas d'associé ; je tiens tout moi seul.
Reolra BiONDBL|.o.
LUCKNTIO.
- Eh hien» quelle nouvelle ?
KONDSLLD.
loDsirar, ma maltresse m'envoie vous dire — qu'elle MOipéeet qu'elle ne peut pas venir.
PETRUGHIO.
- Gomment ! elle est occupée, et elle ne peut pas venir ! Ert-ee là une réponse ?