‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 202 sur 305 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

île toute terre sainte, comme coupable envers la nature attentat désespéré. La virginité engendre les vers» œ le fromage ; elle se consume jusqu'à la dernière are et meurt ainsi à force de rassassier son propre appé^ neutre» la virginité est morose, arrogante, vaine» pleine ttsme» péché le plus expressément défendu par les n$. Ne la gardez pas ; vous ne pouvez que perdre avec Délivrez-vous-en ; dans dix ans elle sera décuplée» ce st un fort bel intérêt ; et le principal lui-même n'en ra guère moins. Défaites-vous-en,

n&LiXE.

le Cautril faire» messire» pour la perdre à son goût ?

PAROLES

•jons... morbleu, on ne peut que mal choisir ; il faut ors favoriser qui ne lui est point favorable... C'est une handise qui perd son lustre en magasin ; plus on la »» moins elle vaut; débarrassez-vous-en» tandis qu'elle Qcore vendable ; profitez du temps où elle est reçher*

La virginité, semblable à un vieux courtisan, porte une I qui n'est plus de mise; elle a une parure riche» mais e de mode, comme ces broches et ces cure*dents qui hors d'usage à présent. Une datte mûre fait mieux ung&teau ou dans un potage que sur votre %ure; et

virginité, votre vieille virginité, est comme une de

K)ires flétries» laide à voir, sèche au goût; morbleu,

une poire flétrie, elle était bonne autrefois; mais à

nt» morbleu» c'est une poire flétrie. Qu'en voulez-vous >

HÉLÈNE

ne veux encore rien faire de ma virginité... — Là-bas» WkTt votre maître n'aura qu'à choisir entre mille; — ivera vite quelque maîtresse qui sera pour lui une mère 3 amie, — et qu'il appellera son phénix, son capitaine I ennemie; — son guide, sa déesse» sa souveraine ; —

196 TOUT BST BIEN QUI FllflT BIEN.

sa conseillère, sa traîtresse, sa bieii-aimée, — son hxaàk ambition, sa Gère humiliation, — sa mélodie discordante et son harmonieux désaccord, — sa religion et sa douce perdition ; k qui il prodiguera enfin — les mille petits noms charmants et passionnés — que gazouille Tayeugle Cupidoo! Alors il sera... — je ne sais ce qu'il sera... Dieu lui soit ei aide ! — La cour est une instructive école ; et c'est un homm^ lui...

PâBOLES.

— Quel homme est-ce ? voyons.

HÉLÈNE

Un homme h qui je veux du bien. Le malheur est...

PAROLES

Quel est le malheur?

HÉLÈNE

— C'est que nos vœux n'aient pas un corps — qai les rende palpables ! En sorte que nous autres, pauvres créatures, — à qui notre humble étoile ne permet que les souhaits, — nous puissions en Csiire sentir l'efficacité à dos amis — et manifester des pensées qui, renfermées en nous, - ne nousattirent aucune reconnaissance ! —

Entre un Page.

LE PAGE

Monsieur Paroles, monseigneur vous appelle.

Le pige sort.

Adieu, petite Hélène ; si je puis me souvenir de toi, ]« penserai k toi, à la cour.

HÉLÈNE

Monsieur Paroles, vous êtes né sous une constellatioQ charitable.

PAROLES

Moi? sous celle de Meurs.

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