‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 204 sur 305 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

[PàHs^ Daaâ le palais de vaii]

Fanfare. Entre le Roi de Frangb, tenant des lettres ils main, et nm des eÊiomuRS aidés GEifnLSHoiOBs da aarfke.

jLS BOL

^ Les Florentins et les Siennois sont aux prises; - ik ont combattu avec des chances égales et continuent - une guerre acharnée.

C'est ce qu'on dit, Sire.

UE Mk* — Et c'est fort croyable. Nous recevons iei -^ la oo&fi^ mation de cette nouvelle dans une lettre de notre ooasin

kntriehe — qui nous a?ertit que les FlorentiDs Tont implor de nous — de prompts secours. Cet ami si cher— préneut m demande et semble — désirer de nous un relus.

PREMIER SEIGNEUR

en dévouement et sa sagesse, — tant de fois éprouvés vToIre llijestéi réclament de votre part — la plus ample Midération.

U ROI

B a donné des armes à notre réponse, — et Florence flieiiisée avant d'avoir mtoie demandé. — Toutefois, si, MBi MS gentilshommes, il en est qui désirent prendre— il.ieraoe en Toscane, ils peuvent à leur gré — se ranger kù e6ié ou de Vautre.

I DEUXIÈME SEIGNEUR

Cela pourra fort bien servir — d'école à notre noblesse m fait languir le — désir d'action et d'eiploits.

LE ROI

Qui vient ici?

Entrent Butrand, Lafeu et Paroles.

PREMIER SEIGNEUR

^ Mon bon seigneur, c'est le comte de Roussillon, — le me Bertrand.

LE ROI, à Bertrand.

Joovencean, tu portes la mine de ton père ; — la nature lérale, plus zélée que pressée, —t'a soigneusement formé, lisses-tu hériter— aussi des qualités morales de ton père ! 4s le iMenvenu à Paris.

BERTRAND

^ Mes remerctments et mes hommages à Votre Ma-

LE ROI

^ Ah ! si j'avais encore la même vigueur de santé — mn teoqps où ton père et moi-mdme nous flmes en amis

^^^^ SBB TBCT EST m Qd nSIF HBI.

^^^^h — aat penSiCB uses ! D prit une laigepart -uuoa-

^^^H pipHi dalHBpi, elîléliit — Fâère des plos brans; il»

^^^^1 ■■liiilliiiftli[»i iwii iniii rhomble vieillesse se aàl

^^^H de nous — «I épna nom aelnilÂ. Gda me soulage - k

^^^H pwtar ^*D(n boa pb«.Dins sa jeunesse - il sTailwi

^^^^1 limqieiB piiiBatHeTTer-ni)oard'haidaDS nœjeaat

^^^H aîgMBn: mis cem*d peoTCOt plaisanter à leur ta»,

^^^H lens laDeriH igaoràes retomberom sor eDi-méaKs à

^^^H feMis leur poidt, — tut qae leur frivolité ne sera pis o»

^^^1 tefle pÊt on 0oire é^e k U sieoDe. — Coartisao id»^

^^^H il u'ÊTtk et dédiin dÎ imertome— dans son orgueil el'

^^^H soo iraoie : on sll eo anit. - ce a'était qu'après unepn-

^^^H «Dcatîood'Da desesé^nx. SonboQaeur.-boHogïdei»

^^^^1 néne, hâ iodiqaail la mînate exacte— où il denit puier,

^^^^1 fli M luigse obéissaît poDctuellemeot - au signal. Cen

^^^^P qui teieot ao-dessous de lui, — il les traitait comcoe ie

^^^^ créttarcs d'an rang snpêrieur ; — il «baissait ss ptokia

ànineote k leur bomble oireau, - les rendant fiers de « bumilité— et s'humilianl deraot leurs pauvres éloffâ. fo^ rbomme qui - devraii *tpe le modèle de notre jeuoe»;

— un tel exemple, Ueo suiti, loi prouversit quejnsqv'ià

— elle n'a fait que rétrograder.

BEEnu5D.

Sire, son souvenir— est inscrit plus ricbêment dans nut

pensée que sur sa tombe : - et son épilapbe est moins i a

gloire — qoe votre ro^ éloge.

u ROI.

— Ab! que ne suis-je avec lui ! Il avait coutume de dirt.

— (il me semble l'entendre encore: il ne dispersait pas ses sages paroles dans l'oreille, il les y greffait - poof J grandir et porter fruit) : Que je cesse de vivre .. - aii lerrenaît souvent sa douce mélancolie — au dénoûmeot et à la soile de quelque plaisanterie...— Quf je cesse dewt, disait-il, — quand ma lan^e n'aura plus if huile, f^utSlp'

sctRB in. 201

ffir de lumignon à ces jeunes géniratians dont rintelK-

— dédaigne tout ce qui ri est pas nouveau, dont le Mt — se borne à engendrer une toUette, et dont la mu — expire avant la mode adoptée par elles ! Tel Km souhait ; — après et d'après lui, tel est aussi le

— Pui8<iae je ne puis plus rapporter ni miel ni cire à he,— il est grand temps que j'en sois emporté— pour ilioe à d'autres travailleurs.

DBUXliMB SBGIIKUR.

is èles aimé» Sire ; — et les plus récalcitrants seraient emiers à tous regretter.

LE ROI

lé remplis une place, je le sais... Ciombien de «temps 1, ecMnte, — que le médecin de TOtre père est mort ? — t Men renommé I

BERTRAND

a quelque six mois» Monseigneur.

LB ROI

rfl ^it rivant» j'essayerais encore de lui... — Prôtez- I bras... Les autres médecins m'ont — épuisé à force lèdes... Désormais la nature et la maladie — peuvent Bitre à leur aise. Soyez le bienvenu» comte, — mon m'est pas plus cher !

BERTRAND

ends grflce à Votre Majesté. —

Ils sortent. FanCire

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