‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 211 sur 305 · SCÈNE Vf · texte numérisé non relu

SCÈNE Vf

LB ROI

M, à condition que tu te relèreras !

S> LàFEU, se redressant.

h Uen» — TOUS voyez ici debout un homme qui a fi d'arance son pardon. Je voudrais, — monseigneur, B vous — vous fussiez mis à genoux devant moi pour Mieaiander grâce, aQn de — pouvoir, à mon commandeiM, vous redresser comme je viens de le faire I

LB KOI.

» Je le voudrais aussi, dussé-je, après t'avoir fracassé la 9» — t'en demander pardon I

LAFEU.

Vous frappez à côté, — mon bon seigneur. Voici la : voulez-vous être guéri — de votre infirmité?

LE ROI

LÂFEU.

i! VOUS ne voulez pas — manger de raisins, mon royal ? Pourtant — ce sont de magnifiques raisins, et vous iez, si - vous pouviez y atteindre. J'ai vu un mé- — qui est capable d*inspirer la vie à une pierre, — \T un roc, et de vous faire danser la gavotte — avec le et la prestesse la plus entraînante ; son simple lidiement — est assez puissant pour ressusciter le roi fH^Bf que dis-je? — pour faire prendre la plume au grand ■riemagne» — et lui fsdre écrire à elle-même une lettre hKmr.

LB ROI

Bin,eUe?

LAFEU.

— Eh bien, le médecin, monseigneur. Il est arrivé ici docteur femelle : — voulez-vous l'admettre?.. J'en jure |aa foi et sur mon honneur, — s'il m'est permis d'exprir sérieusement ma pensée — après cet exorde badin, je

216 TOUT BST BISN QUI FINIT BIEN.

viens de parler h une personne — dont le sexe, l'âge, le projet, —la sagesse et la résolution m'ont causé une stupéfactionqué je ne puis imputer à ma faiblesse d'esprit. Youlez-Yoos la Toir, Sire — (car c'est-là ce qu'elle demande], et savoir son projet? — Cela fait» riez de moi tout à votre aise.

LE ROI

Eh bien, mon bon Lafeu» t- introduis cette meneille, afin que nous puissions — partager ton étonnemeat oa b dissiper — en nous en étonnant.

UFEU.

Ah ! je vous persuaderai, — et cela avant la fin do jour.

Il tort LE ROI.

— Il fait toujours de ces longs prologues à des riens!

Lafiu rentre arec H£LftNB.

LÂIEU.

— Allons, avancez.

LE ROI

Yoilà un empressement qui a des ailes.

LAFKU.

— Allons, avancez. — Voici Sa Majesté : dites4Qi iv intentions. — Vous avez tout l'air d'un conspirateur; nuis les conspirateurs comme vous, — Sa Majesté les redooto rarement. Je suis l'oncle de Cressida, — et je ne crains pis de vous laisser tous deux ensemble. Au revoir.

Il Mit

— Eh bien, ma belle, est-ce à moi que vous avezafEûieî

HÉLÈNE

— Oui, mon bon seigneur. Gérard de Narbonne était mon père, homme renommé dans sa profession.

LE ROI

— Je l'ai connu.

sci!fE Vf. 217

HÉLÈNE

— Je ne tous ferai donc pas son éloge : — tous le con- Ipiei» il suffit... Sur son lit de mort, — il me remit pluvt recettes, une entre autres, — le fruit le plus précieux m pratique, — TœuTre favorite de sa vieille expérience, Ip'fl médit de garder soigneusement comme un troisième L — plus précieux que les deux miens. Je Tai &it... — pourd'hui, apprenant que Votre Majesté est atteinte — eelte affection funeste dont la cure — est le principal BDear du remède légué par mon cher père» — je viens pi roffirir aTec mes senrices, — dans l'humilité de ma iilion.

LE ROI

Roos vous rendons grftces, jeune fille, — mais nous ne ivons pas croire à une telle guérison, — quand nos plus tmts docteurs nous abandonnent, — quand leur collège mblé a décidé - que Tart, malgré tous ses efforts, ne ma jamais racheter la nature — de cette situation déseslée... Non, nous ne dcTons point — ternir notre juge- M ni corrompre notre confiance — au point de prostituer kemcurable maladie — à l'empirisme; nous ne devons lu — divorcer avec notre renom de sagesse en acceptant

t remède insensé dans un état que nous jugeons irréite.

' HÉLÈNE

«» n me suffira d'avoir fait mon devoir pour être payée ^Ms peines. — Je ne veux pas vous imposer mes ser- Mly — et j'implore humblement de votre royale bonté — h faveur modeste de me faire reconduire.

LE ROI

"-^ Je ne puis pas t'accorder moins, si je ne veux passer ir ingrat. — Tu as voulu me secourir; reçois donc les ierdments — que doit un mourant à ceux qui lui soukoot de vivre. — Mais je sais à fond ce que tu ignores» —

ï- 3EÎ i- 7^ ni H ?ne er. IL M saurais k conjui

- '■jr riî • i — i i e=?fv^.- ^ qo» je puis faire, - p T- T~~5- l'^Tr!: ^niiiiii*. i mmî rafTis-r-n* - Celai €::.—■*=> r^ T"^ rraiio^ sr*^^ — le? Bw-jînpJit sonreat r - --3- liii.-r mni-sr» — AHiS. »e? salnîes Ecritnres n z. ^.r*^. i =M^=^ "iKT J fmni:^^ — quand les sages • ::: o irr ^iiariir !•* r"ti»5f Sentes ont coulé - •mrrs- •r.ir^r=. ^ Df CTiUâis Tiit-rf :d été mises à sn, T^'- rr- tt^ 7)!iir r^iZf^f rvut-L: ilï^ «s miracles. -S *^' r Tr^'-isni n^Rzoïir jf î*rL ez rdiieu -desplasbeB T' zii'tr^'2 e. ii:iL"<^îii: *'Jjf 'tTifiru SU milieu -des pi

rrj-iKr siHmii:^.. nuEi-i if 5f<«55iC'ii est i son comble.

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