SCÈNE lYIlI
Tais pins que cette heure à vivre. Voyons : Spurio, cent cinquante; Sébastien, tant; Corambus, tant; Jacques, tant; Guiltian, Cosmo, Lodowick et Gratii, deux cent cinquante chacun; ma propre compagnie, Chitopher, Yaumond, Bentii, deux cent cinquante chacun ; en sorte que Tensemble» tant en valides qu'en pourris, ne se monte pas, sur ma' parole, à quinze mille, dont la moitié n'oseraient pas faire tomber la neige de leurs casaques de peur de tomber euxmêmes en morceaux.
Le premier soldat écrit.
BERTRAND, bas ao premier seigneur.
Que lui fera-t-on ?
LE PREMIER SEIGNEUR, bas à Bertrand.
Rien que le remercier.
Bas, ao premier soldat.
Interrogez-le sur mon caractère, sur le crédit que j'ai auprès du duc.
PREMIER SOLDÂT
Bon, c'est écrit.
Lisant.
Vous lui demanderez s'il y a dans le camp un certain capitaine Dumaine, un Français ; quelle est sa réputation auprès^ iu due; quelle est sa valeur, sa probité, son expérience de la guerre; et s*U croit qu'il serait impossible, avec des sommes d'or bien pesantes, de V entraîner à la révolte, Quedites- ?oas à cela? Que savez-vous sur ce sujet?
PAROLES
Permettez-moi, je vous en conjure, de répondre article par article à l'interrogatoire. Posez-moi chaque question séparément.
PREMIER SOLDAT
Connaissez-Tous ce capitaine Dumaine?
PAROLES
Je le connais. Il était apprenti chez un ravaudeur à Pa-
282 TOUT EST BIEN QDl FINIT BIEK.
ris, et il fut chassé de là pour avoir fait un enfant à k papille du prévôt (25), pauvre niaise muette qui ne pouvait pas lui dire non.
Le premier seigneur furieux montre le poing à Paroles. BERTRAND, bas au premier seigneur.
Pardon ! retenez votre bras pour le moment , dût une tuile fatale prévenir votre vengeance en lui tombant sur la tète.
PREMIER SOLDAT
Maintenant, ce capitaine est-il dans le camp du duc de Florence?
PAROLES
Autant que je sache, il y est, le pouilleux !
PREMIER SEIGNEUR, bas à Bertrand.
Çà, ne me regardez pas ainsi ; tout à l'heure nous en entendrons sur le compte de Votre Seigneurie.
PREMIER SOLDAT^ à Paroles.
QueHe est sa réputation auprès du duc?
PAROLES
Le duc ne le connaît que comme un pauvre officier sous mes ordres ; et, l'autre jour, il m'a écrit de le renvoyer du corps. Je crois même que j'ai sa lettre dans ma poche.
PREMIER SOLDAT
Morbleu, nous allons chercher.
Il s'avance vers Paroles et le fouille. PAROLES.
A parler sérieusement, je ne sais plus au juste : ou iiOe est là, ou elle est dans ma tente, en tète d'un dossier, avec les autres lettres du duc.
PREMIER SOLDAT, tirant un papier.
La voici. Voici un papier; vous en donnerai-je kctonf
PAROLES
Je ne sais si c'est cette lettre-là ou noD.