‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 247 sur 305 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

[Dans le châteao des comtes de Roassillon.] Entrent la Comtesse, Lafeu et le Clown.

LÂFEU.

Hon, non, non, votre fils a été égaré par un faquin en tiefletas dont le funeste safran (27) teindrait de sa couleur

SM TOUT KST bun qui finit bun.

toute la jeune pAte d'une nation. Sans lui, votre bru TÎrrait encore; et votre fils serait ici, bien mieux servi par le roi que par le frelon à queue rouge dont je parle.

u coirrESSE.

Que je voudrais ne pas l'avoir connu ! D a été la mort de la plus vertueuse femme que jamais la nature ait eu la gloire de créer. Eût-elle été formée de ma chair, m'eût- elle coûté les plus tendres gémissements d'une mère, je n'aurais pa lui vouer un amour plus enraciné.

LAFEU.

C'était une bonne dame, c'était une bonne dame : on poufrait cueillir des milliers de salades, sans tomber sur une herbe pareille.

us CLOWN.

En effet, messire, elle était la marjolaine de la salade ou plutôt l'herbe de grâce.

LAFEU.

Ce ne sont pas là des plantes à salade, imbécile, ce sont des plantes à bouquet.

LE CLOWN

Je ne suis pas le grand Nabuchodonosor, messire, et je ne me connais guère en herbes.

LÀFEU.

Que Cais-tu profession d'être? Coquin ou fou?

LE CLOWN

Fou au service d'une femme, messire, et coquin au service d'un homme.

LiFEU.

Explique-toi .

LE CLOWN

Je soufflerais au mari sa femme et je ferais son service.

LAFEU.

Tu serais alors, en effet, un coquin à son service.

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