SCÈNE xxm
- Aété porté idans la famille. Elle e^^t sa f^mo^ > t-.cb dia- (Dant en est mille fois la preuve.
LE ROI
N'avez- vous pas dit — que vous aviez vu .ici à Vi cour [juelqu'uD qui pourrait être appelé eu téafojguage ?
DIANA
— C'est vrai» monseigneur, mais il me répugne de produire - un si méchant arbitre ; il se nomme Paroles.
LAFEU.
— J'ai vu cet homme aujourd'hui, si c'est bien un bomme...
LE ROI, se toaraant rers ses gens.
— Qu'on le trouve et qu'on l'amène.
Des geos de senriee sortent.
BERTRAND
A quoi bon? — fl est connu pour un perfide coquin — sali et gangrené par toutes les impuretés du monde, — dont la nature se révolte rien qu'à dire une vérité. — Selai-je ceci ou cela, pour une parole prononcée — par un homme prêt à tout dire?
LE loi.
Elle a une bague qui vient de vous.
BERTRAND
— Je le crois ; il est certain qu'elle m'a plu, — et que j'ai été poussé à elle par un caprice de jeunesse. — Elle eonnaissait la distance qui nous sépare ; pour me mieux amorcer — elle a exaspéré mes désirs par la résistance, — ncbant bien que tous les obstacles jetés sur la route de la passion — sont autant de stimulants. Enfin, — son art inini, en dépit de ses gr&ces vulgaires, — me réduisit à subir ses conditions; elle obtint l'anneau, — et moi j'obtins ce que le premier venu — aurait pu acheter au prix du marché.
DIANA
Je dois me résigner. — Vous qui avez chassé votre pre-
810 TOUT EST tlKK Oui FINIT BIEN.
PlKOiAI.
Otiii s'il pIM à Ymt^ Majesté. JTâi été letff itttMwédiâire^ comme je l'ai dit. J'éjoUterâi ^'il l'èitiiait. Gâf efi tStité il eo était foa» et il parlait Aë SaUd, et des limbes» et des furies» et de je ne sais plus quoi. Eil dutre, j'étais assez dans leur oonfidence pour Mtoir qu'ib allaient Au lit MMinble^ <]u'il lui avait protnis siaHage ei d'autres déiaiU dont la rétëlâtiiMl m'attirerait la malveillance. Aosai ne diru^je pal ee qu« jd sais.
LE ROI
Tu as déjà tout dit» à moins que tu ne puisses ajouter qu'ils sont mariés. Mais tu es déeidémeiit trop déUeat dans ta déposition. Range-toi done.
jk Diana.
— Vous dites que cet anneau (Mtit à vous ?
SUdli.
Oui» mon bon seigneur.
— Où l'avez-vous acheté ? Ou bien qui yùiu l'a donilé?
WMé
— n ne m'a pas été donné* et je ne l'ai pas èofaeté.
U ROh
— Qui vous Ta préfté?
DIÂNÀ.
Il ne m'a pas été prêté non plus.
IB ROI
—Où l'avez-vous trouvé alor^?
Je ne l'ai pas trouvé.
LB ROU
— Si vous ne l'avez obtenu par aucun de ces moyens» — comment avez-vous pu le lui donner?
PIANAi
Je ne le lui lâ jaoïais donné. -^
SGtAt Xill. âii
LAfEOé
Cetta fcmme ui un gant tiiéi moUseigneiir : éUe va comme on veut.
U ROI
— Cet anneaa était à moi ; je l'ai domié à la première femiM du comté.
DIâKà.
— n a pu ôtte à voua ou h ellé^ je tie saurais dirêk
Lt Agi.
— Qu'on emmtae cette femme; KUe ne me platt paâ: ^ Qn'OB rempriionnei et lui aussi.
A Dknâ.
«** Il ta ne me dis pas où tu ils eu eette baguoi -^ avant une heure tu es morte.
tMk.
Je ne vous le dirai jamais.
U ROI
— Emmenez^'la!
WJUk.
Je fournirai cautioni mon suzerain.