‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 253 sur 305 · LB EDI · texte numérisé non relu

LB EDI

— A présent je te crois une fille publique.

— Par Jupiter, si j'ai jamais connu un homme» c'est

ils ROIf moaiftat Bittraid^

•^ Pomtiaoi donc Vas-tu accusé tout oe temps ?

— Parce qti'il est ootipable^ et n'est pas coupable. - B sait que je ne suis pas vierge, et il le jurerait \ - je jurerais que je suis vierge, et il ne le sait pas< — Grand it)l| sur ma vie, je ne stiis pas uûe prostituée ! — Ou je suis vierge,

OU Je suis la femme de ce tielllatd.

mauÉoÉttauSM*

312 TOIT EST BlKiN Ql^l FLNIT BIKN.

LE ROI

— Elle se joue de oos oreilles. En prison cette femme !

DIANA

— Bonne mère, allez chercher ma caution.

La Teave sort.

Arrêtez, royal sire ; — j'envoie chercher le joaillier à qui appartient Tanneau : — il répondra pour moi... Quant à ce seigneur, — qui m'a abusée comme il le sait bien, — quoiqu'il n'ait jamais eu de tort envers moi, je l'absous. — Il sait bien qu'il a souillé mon lit, — et qu'alors il a fait un enfant à sa femme : — toute morte qu'elle est, elle sent son nourrisson tressaillir. — Or , voici mon énigme : celle qui est morte est vivante ! — Et maintenant voyez l'explication.

La Veuve revient accompagnée d'HÉLËNE.

LE ROI

Est-ce qu'il n'y a pas un exorciste — qui fausse la fonction légitime de mes yeux ? — Ce que je vois est-il réel T

HELENE

Non, mon bon seigneur. — Vous ne voyez que l'ombre d'une épouse : — le nom, mais pas l'être.

BERTRAND

Si ! tous deux ! tous deux ! oh ! pardon !

HÉLÈNE

— 0 mon cher seigneur , quand j'étais comme cette jeune fille, — je vous ai trouvé merveilleusement tendre... Voici votre anneau, — et, tenez, voici aussi votre lettre oii il est dit : — Quand tu auras obtenu Vanneau que je porte à mon doi%t, — et que tu auras de moi un enfant , etc. Tout cela est arrivé : — voulez-vous être à moi, maintenant que vous êtes doublement conquis?

BERTRAND

— Si elle peut m'expliquer cela clairement, * je l'aimerai chèrement toujours, toujours chèrement

SCÉÎVK XXII 313

HÉLÈNE

— Si ce que je dis ne vous est pas démontré avec la clarté de révidence» - qu'un divorce mortel s'interpose entre vous et moi !

jk la Comtesse.

— Oh ! ma chère mère» est-ce bien vous que je revois ! —

lAFEU.

Mes yeux sentent les oignons ; je vais pleurer tout à l'heure.

A Paroles.

Mon cher Tom Tambour» prête-moi ton mouchoir. . . C'est cela, je te remercie. Viens me voir; tu m'amuseras. Surtout laisse-là tes cérémonies; elles font pitié.

LE ROI, à Hélène.

— Faites-nous connaître de point en point cette histoire, — que la vérité tout unie s'épanche pour nous en plaisir ! . . .

A Diana.

— Si tu es une fleur encore fraîche et immaculée, — fais choix d'un mari et je payerai ta dot : — car je peux deviner que» par ton précieux concours, — tu as sauvegardé une épouse en te gardant vierge. — Cette aventure et toutes ses péripéties — seront éclaircies pour nous à loisir. — Jusqu'ici tout paraît bien ; et, si la conclusion est aussi heureuse, — les amertumes du passé auront fait valoir les douceurs de l'avenir.

Fanfares.

LE ROI, s'avançant vers les spectatears.

Le roi n'est plos qn'un mendiant, la pièce ane fois jonée. Toat aura bien fini, si nous parvenons à obtenir Qoe TOUS exprimiez votre satisfaction : en retour de quoi. Nous ferons chaque jour de nouveaux etforts pour vous plaire... A nous votre indulgence! A vous notre défense! Prêtez-nous vos mains gentilles et prenez nos cœurs.

Tous sortent.

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