‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 278 sur 305 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

¥OÎx de tous les dieux — bercent le ciel d'un harmonieux écho. —Jamais poète n'oserait prendre la plume pour écrire,

— sans que son encre eût été saturée de larmes d'amour.

— Oh I mais alors ses Ters raviraient les oreilles les plus fiurOQches — et implanteraient chez les tyrans la plus douce humilité. — C'est des yeux môme des femmes que je tire cette sdeoce suprême : — sans cesse elles étincellent de vrai feo prométhéen. — Elles sont les livres, les arts, les académies ^ qui enseignent, régissent et alimentent le monde «Dtier. -* Sans elles il n'est personne qui puisse exceller à ri». — Tous étiez fous d'abjurer ainsi les femmes ; — vous aériez fous de tenir votre serment. — Au nom de la sagesse qui est si chère à tous les hommes, — ou au nom de l'amour i qui les hommes sont si chers, — au nom des hommes auteurs des femmes, — ou au nom des femmes par qui^ hommes , nous sommes hommes, — sacrifions une bonne fois nos serments pour nous sauver nous-mêmes, — si nous ne voulons pas nous sacrifier pour garder nos serments. - C'est religion de se paijurer ainsi : — la charité est toute la loi divine ; — et comment séparer l'amour de la diarité?

LE ROI

— Par saint Cupido! Soldats, en avant!

BIRON

— Déployez vos étendards, messeigneurs, et sus à noâ adversaires ! — Terrassez-les à la môlée et songez — à vous multiplier dans le conflit.

LONGUEVILLE

— Passons aux actes ! assez glosé ! — Sommes*nous résolus à birela cour à ces filles de France?

LE ROI

—Oui, et à fidre leur conquête. Imaginons donc — quelque divertissement pour les fêter dans leurs tentes.

Vb ^

Tt,\^ï.& D AMOUR KRDl'ES.

BIRQH.

— ReoODdui»OD5-les d'abord do pare jusqueek el qu'en route cbacuo de dous s'empare do l belle maltresse. Daos raprès-midi - oODsleséi quelque passe-temps origioal — tel qu'un bt«ï déU 11 permelira de l'improTtaer. — Car les galas, les dam^tf aiascarades et les heures joueuses — doireot prMdM t) mour eo joachanl sa route de Qeura.

Ll RDI.

— Partons! partons! ne perdons pu on i temp» qui peut être mis par nous h proQt.

BIHON.

— ÀUont ! aUom / La semence d'ivraia ne produh | blé; — et U justice oscille toujours en équiUtMu, lïlles légères peuvent être les fléaux ré^rres aux t parjures; - s'il ea est ainsi, nous aurons la moQDÛeA notre ballon.

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