‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 282 sur 305 · VI · texte numérisé non relu

VI

40$ WaSÏ& D'AHOD& PERDOKS.

BIRON

\ — Nous ne comptons pas ce que noas dépensofis pour

vous. — Notre dévouement est si riche, si infini, — que nous pourrions aller toujours ainsi sans ealooler. — fiaîgaez

1 montrer le radieux soleil de votre visage, — que» comme des

I saovagea, nous paissions Tadorer !

; ROSAUNE.

— Mon visage n'est qu'une lune, et dans les nuages enoorel.

; LE ROI

\ — Heureux les nuages qui le couvrent ainsi ! — Dai-

I gnei, brillaate lune, et vous aussi, étoiles, ms satelUles, -

en écartant ees nuages, luire sur nos yeux humides.

ROSAUNI.

' — 0 vain pétitionnaire! implore mieux que œia : — ta

ne demandes qu'un rdlei de lune sur l'eau.

UROl.

— Eh bien I pour dianger, aecordez-nous une mesure f de danse. — Vous m'avez dit de demander ; eette demande

n'a rien d'étrange.

ROSAUNB.

— Allons, musiciens, jouez.

La «osk^M joutt.

Mais faites vite... — Pas encore! Décidémeol, pas de danse ! Tous le voyez, je change comme la lune.

U ROI

— Vous ne voulez pas danser ! D'où vous vient cette boutade?

ROSAUNE.

i Vous aviez pris la lune dans son plein ; mais à présent

il y a changement de lune.

LE ROI

- Elle n'en est pas moins la lune, et inoî r||omiae de

SCKflK VUI. 407

la lune. — La musique joue ; par grAce, suivons-en le mouvement.

RoaiLDfi.

— Nos oreilles le suivent.

Ce serait à vos jambes de le faire.

ROSAlilfl.

— Puisque vous êtes étrangers et que vous vents m par . hasard, - nous ne ferons pas les renchéries. . . Donnez-nous

la main... Mais nous ne voulons pas de danse.

LE ROI

— Fonrqooi alors nous donner la main?

ROSAIilIB.

Simplement pour nous quitter bons amis. — Une révérence» beaux galants» pour finir la mesure !

E;il0Mliia.

LE ROI

— Mesurez-nous plus largement la mesure; ne soyez point chiche.

ROSALDiS.

— Nous ne pouvons accorder davantage pour le prix.

LE ROi.

— Évaluez-vous vous-mêmes. A quel prix se vend votre compagnie?

ROSALOIB.

— Uniquement au prix de votre absence.

LE ROI

Tous demandez l'impossible.

ROSALINE

— Cest que nous ne sommes pas à vendre. Ainsi adieu» — deux fois à votre masque» à vous une demi-fois!

LE ROI

— Si vous refusez de danser» continuons du moins cette causerie.

Ifi

408 PEINER D'ÀMODR PERDCES.

ROSAUNK.

— En particulier alors.

t us ROI.

Je n*en suis que plus charmé.

Ils s'éloignent en cansaDt BIRON, è laprinoetse.

— Maîtresse aux blanches nmins, rien qu'une douceur avec vous.

U PRINCSSSE.

— Miel, lait et sucre; en voilà trois.

BIRON

— Eh bien, doublons la triade, puisque vous devenez à ■ friande: — hydromel, hypocras et malvoisie... Joli coup

de dés! — Voilà une demi-douzaine de douceurs.

U PRINCSSSE.

[ Septième douceur : adieu ! - Puisque vous savez si bien

\ piper, je ne veux plus jouer avec vous.

— Un mot en secret !

lA PRINCESSE.

Pourvu que ce ne soit pas une douceur.

BlROIf.

— Tu m'agites la bile.

u PRINCESSE.

La bile! voilà qui est amer.

BIRON

Et par conséquent à propos.

Us 8*éloigneiit eo caasant.

DU HAINE, è^Maria.

— Daignerez-vous échanger un mot avec moi ?

MARIA

*- Énoncez-le.

DU MAINE

Belle dame. .

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