ALF0N
— Kk bien, Ferando, que dit ma fille T
— Bile consent, nionsieor, et m*aime conune sa vie.
CATHERINE
*• Pour avoir votre peau, soit! mais pas ponr être votre femme.
ALFONSO
— Approche, Catean, que je donne u main à celui qoe j*ai die» pour ton fiancé. — Dès demain tu réponserae*
CATHERINE
•^Comment, mon père! qu*enteodez-voas donc faire de moi, posr
me donner ainsi A cet écerveié — qui dans une bootade ne se fera p« scrupule de m*égorger?..
Se mettant à l'écart.
— Pourtant je Yeux bien consentir A Tépoaser, — car voilA trop loaftemps, il me semble, qoe je reste fille... » D'ailleors» il faodnit qoe <:« fût un fier homme pour que je ne pnssa lui tenir tête.
ALFONSO, àCatheriae.
— Donne-moi ta main. Ferando t'aime, — et te maintiendra daDsU richesse et dans TaisaDce... — Tiens, Ferando, prends-la ponr femne. — La noce aura lien dimanche prochain.
FERANDO, à Catherine.
— Eh bien, ne t*avais^je pas dit que je serais ton hootnie T.. -« Père,
je voM laisse mon aimable Cateao, ^- préparei-voos poor le joorde notre mariage. — Qaanlà moi^ je coors & ma maison deeumpagne — en toute hâte afin de veiller à ce que tout soil prêt — pour recevoir ma Cateaa quand elle arrivera.
ALFONSO
^ A merveille. Viens, Cateao. Pourquoi at-to Tair — si triste t Sois
gaie, Cateaa. Le jour de ta noce approche... — Mon fils, portes-vooi
bien et veillei à tenir votre promesse.
Oflioiiaot.
(13] Titre d'une ballade aujourd'hui perdue.
(14) Voici l'esquisse de cette scène dans la comédie primitive.
— Le jour fixé pour les noces est venu. Tous les invités sont prêts à se rendre à l'église. On n'attend plus que le marié.
ALPONSO.
^ Je m*étonne qae Ferando n'arrive pas.
POLIDOR
— Il se peut que son tailleur n*ait pu achever & temps ^ le costume qn'il compte porter. — Sans doute il est déterminé à mettre aujoord*hoi
— quelque parure fantastique — richement poudrée de pierres précieuses, — mouchetée d*or liquide , chamarrée de perles, — digne, à aon idée, d*ètre son habit de noces.
ALPONSO.
— Peu m'importeraient les dépenses qu'il a pu faire — en or et en soieries, pourvu qu'il fût ici en personne. — Car j'aimerais mieux perdre mille couronnes ^ qu'être aujourd'hui désappointé par lui... — Mais doucement! Le voici, je crois.
Entre Feeatido misérablement costomé, un chapemu rouge sur la tète.
FERANDO
— Bonjour, pète. Polidor* salut ! — Vous êtea étennés, je suis sèr, que j'aie tardé si longtemps.