‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 297 sur 305 · ALF0N · texte numérisé non relu

ALF0N

— Kk bien, Ferando, que dit ma fille T

— Bile consent, nionsieor, et m*aime conune sa vie.

CATHERINE

*• Pour avoir votre peau, soit! mais pas ponr être votre femme.

ALFONSO

— Approche, Catean, que je donne u main à celui qoe j*ai die» pour ton fiancé. — Dès demain tu réponserae*

CATHERINE

•^Comment, mon père! qu*enteodez-voas donc faire de moi, posr

me donner ainsi A cet écerveié — qui dans une bootade ne se fera p« scrupule de m*égorger?..

Se mettant à l'écart.

— Pourtant je Yeux bien consentir A Tépoaser, — car voilA trop loaftemps, il me semble, qoe je reste fille... » D'ailleors» il faodnit qoe <:« fût un fier homme pour que je ne pnssa lui tenir tête.

ALFONSO, àCatheriae.

— Donne-moi ta main. Ferando t'aime, — et te maintiendra daDsU richesse et dans TaisaDce... — Tiens, Ferando, prends-la ponr femne. — La noce aura lien dimanche prochain.

FERANDO, à Catherine.

— Eh bien, ne t*avais^je pas dit que je serais ton hootnie T.. -« Père,

je voM laisse mon aimable Cateao, ^- préparei-voos poor le joorde notre mariage. — Qaanlà moi^ je coors & ma maison deeumpagne — en toute hâte afin de veiller à ce que tout soil prêt — pour recevoir ma Cateaa quand elle arrivera.

ALFONSO

^ A merveille. Viens, Cateao. Pourquoi at-to Tair — si triste t Sois

gaie, Cateaa. Le jour de ta noce approche... — Mon fils, portes-vooi

bien et veillei à tenir votre promesse.

Oflioiiaot.

(13] Titre d'une ballade aujourd'hui perdue.

(14) Voici l'esquisse de cette scène dans la comédie primitive.

— Le jour fixé pour les noces est venu. Tous les invités sont prêts à se rendre à l'église. On n'attend plus que le marié.

ALPONSO.

^ Je m*étonne qae Ferando n'arrive pas.

POLIDOR

— Il se peut que son tailleur n*ait pu achever & temps ^ le costume qn'il compte porter. — Sans doute il est déterminé à mettre aujoord*hoi

— quelque parure fantastique — richement poudrée de pierres précieuses, — mouchetée d*or liquide , chamarrée de perles, — digne, à aon idée, d*ètre son habit de noces.

ALPONSO.

— Peu m'importeraient les dépenses qu'il a pu faire — en or et en soieries, pourvu qu'il fût ici en personne. — Car j'aimerais mieux perdre mille couronnes ^ qu'être aujourd'hui désappointé par lui... — Mais doucement! Le voici, je crois.

Entre Feeatido misérablement costomé, un chapemu rouge sur la tète.

FERANDO

— Bonjour, pète. Polidor* salut ! — Vous êtea étennés, je suis sèr, que j'aie tardé si longtemps.

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