ALF0M
— > Oui» parbleu, mon fils. Noos étions presque persuadés — que notre fianoé nous ferait faux bond aujourd'hui. — Mais, dis-moi, pour* • quoi es-tu si misérablement vêtu?
FfiRAMDO.
-»Si richement, voua devriez dire, mon père. ^- En ellét, quand ne«s
466 LA SAIJVAGK APPHIVOISËE, ETC.
SANDER
— L'hdielier De Yeot pas me le laisser prendrai eoQs préUiU fM m lai dtYes dii deoien — poar m nouiritore et six d«DMrs pew vm reaiboBrré U telle de madame.
FBRANDO.
^ Tiens, drôle, paye-W immédiatemeDl.
SAND£R
— Loi doimerai-je oq autre pieotin de IsYande?
FUUNDO.
*- Déeampe, maroifle, et amàne-les inunédiaieaieiit à la porta.
ALFONSa
— Allons, nis, j*espère qa*aa moins Yoas dînerez avec noos.
SANDEa.
— Je YOQS en prie, mattre, restons jusqa*à ce que le dtner soit 611.
FftRANlK).
^ Corblen, chenapan, tu es encore icll..
fiaadersort -o Viens, Catean, notre dtner est préparé chea Doiie«
— Mais pas pour moi, car c*est ici que j'entends dtner. Jaarù
ma volonté en cela aussi bien que vous. — Vous aurez beau qoittff tes pafents dans un accèàde folle humeur, ^ en dépit de toos, ^ resterai avec eux.
FERANDO
— Soit, Cateau, mais une autre fois. — Le jour où tes sœurs teaarieront, — nous aélébrerons nos noces — mieux que nous nepouTosi le faire A présent. — Car, je te le promets ici devant tous, — noosivviendrons dans ta famille avant longtemps. — Viens, Cateau ne wU pas A épilogiier ; nous allons partir. - C'est aujourd'hui mon joar, demain tu seras maîtresse, — et je ferai tout ce que tu me commandera;. — Messieurs^ adieu, nous prenons congé de vous ; — .. il sera tard avut que nous soyons arrivés.
POLIDOR
— Adieu, Ferando, puisque tu veux partir.
Ferando et Catherine sortent, ALFONSO.
— Je n'ai jamais vu un couple aussi fou.
(16) Jack boyl ho bayl premières paroles d'une vieille ronde fort populaire.
Cêleto ttl plot belle et plos radiease — que le Xaelhe argenlé élreigoaat — le Simoît Yemieil ao pied de Tlda. ** Ne t'îiiqaiète pat de non cot- Umie, toa?e Cateao ; — to aurat det robet de toie médiqae, — lenéet de pierret prédeotet rapportées de loin — par let mareheods italieat ^ avec det prooet msei — laboareot d*iinroenses sillont dans la Ber Thyrrhénieenel — Vient donc, dom amoor et partont pour l'églite, — ear je ne porterai pat d*aatre habit de noce.
U «ort.
ALFONSO
— Allont, nestieors ! Yenei avec nout. — > Car, quoi qoe noos fat- «ont, il Toodra te marier ainti.
Ton» ftorteaU (Extrait à* Une Sauvante a/tpriroisée, ISM).
(15) L'immense supériorité de la comédie refaite sur la comédie primitive n'est nulle part plus éclatante que dans celle scène. Combien le départ de Ferando nous laisse froids, comparé k la siisissanle sortie de Petruchio entraînant Catbarina Tépée à la main!
FERANOO.
— Père, adien. Ma Cateaa et moi, il fant qne nous allions cbes
sont.
A Saoder.
— Maraud, fa préparer mon cheval tout de taite.
ALFONSO
— Votre cheval! Ah çà, fils, vous plaisantez, j*espère. —• Je sois sèr que vous ne partirez pas si brusqucmeut.
CATHERINE
«- Qn*il parte on qu'il demeure, je suis rétoloe à rester — et à ne pat foyager le jour de mes noces.
FERANDO
* Assez, Cateau. Je te dis qu*il faut que nous allions chez nous... — Manant, as- tu telle mon cheval?
SANDER
— > Quel cheval? Votre courtaud ?
F£RANI>0«r
— Tudieu! drôle, allez- vout rester à jaser ici ? — Sellez le cheval hongre de votre maîtresse.
^-Non, pas pour moi, cir je ne vcoi pas partir.
If
■ff-
j. le souper pas encore sur la table t *- Le oooTeit ims ims! rien 4ek
î — Où est le chenapan que j*aYais envoyé en avant t
î SAMDUU
l Voilà!... ilcfottm, monsieur.
FERANDO
— Venez ici, drôle. Je fais yoqs couper le nex. ~ Seélénl,«tE moi mes bottes I... Vous plairat-il — de mettre la nappe? VeoUtUn
^ le marouffle — me blesse le pied. Tire doncement, te dis-je,.. Eicet?
; Il les frmppe tous.
Los iMpiais meUeot le couvert et apportent le soaper.
— Tudieu ! tout est brûlé et desséché. Qai a dressé oei fia* des-là?
WILL
— k dire vrai, c*est Jean Cuisinier.
Ferando renverse la table et les pUU et bat toib se» fifei
— Décampez, chenapans. Oser m'apporter un pareil sonper: - Hors de ma vue, dis-je, et emportez ça d'ici. — Viens, Cate8a,Mn nous préparer un autre souper...
ASaoder.
Y a-t-il du feu dans ma chambre^ roonsîear t
SAMDER.
— Oui» vraiment.
Sortent Feraodo et Catherine.
Les valets restent et mangent toat le souper.