‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 298 sur 305 · ALF0M · texte numérisé non relu

ALF0M

— > Oui» parbleu, mon fils. Noos étions presque persuadés — que notre fianoé nous ferait faux bond aujourd'hui. — Mais, dis-moi, pour* • quoi es-tu si misérablement vêtu?

FfiRAMDO.

-»Si richement, voua devriez dire, mon père. ^- En ellét, quand ne«s

466 LA SAIJVAGK APPHIVOISËE, ETC.

SANDER

— L'hdielier De Yeot pas me le laisser prendrai eoQs préUiU fM m lai dtYes dii deoien — poar m nouiritore et six d«DMrs pew vm reaiboBrré U telle de madame.

FBRANDO.

^ Tiens, drôle, paye-W immédiatemeDl.

SAND£R

— Loi doimerai-je oq autre pieotin de IsYande?

FUUNDO.

*- Déeampe, maroifle, et amàne-les inunédiaieaieiit à la porta.

ALFONSa

— Allons, nis, j*espère qa*aa moins Yoas dînerez avec noos.

SANDEa.

— Je YOQS en prie, mattre, restons jusqa*à ce que le dtner soit 611.

FftRANlK).

^ Corblen, chenapan, tu es encore icll..

fiaadersort -o Viens, Catean, notre dtner est préparé chea Doiie«

— Mais pas pour moi, car c*est ici que j'entends dtner. Jaarù

ma volonté en cela aussi bien que vous. — Vous aurez beau qoittff tes pafents dans un accèàde folle humeur, ^ en dépit de toos, ^ resterai avec eux.

FERANDO

— Soit, Cateau, mais une autre fois. — Le jour où tes sœurs teaarieront, — nous aélébrerons nos noces — mieux que nous nepouTosi le faire A présent. — Car, je te le promets ici devant tous, — noosivviendrons dans ta famille avant longtemps. — Viens, Cateau ne wU pas A épilogiier ; nous allons partir. - C'est aujourd'hui mon joar, demain tu seras maîtresse, — et je ferai tout ce que tu me commandera;. — Messieurs^ adieu, nous prenons congé de vous ; — .. il sera tard avut que nous soyons arrivés.

POLIDOR

— Adieu, Ferando, puisque tu veux partir.

Ferando et Catherine sortent, ALFONSO.

— Je n'ai jamais vu un couple aussi fou.

(16) Jack boyl ho bayl premières paroles d'une vieille ronde fort populaire.

Cêleto ttl plot belle et plos radiease — que le Xaelhe argenlé élreigoaat — le Simoît Yemieil ao pied de Tlda. ** Ne t'îiiqaiète pat de non cot- Umie, toa?e Cateao ; — to aurat det robet de toie médiqae, — lenéet de pierret prédeotet rapportées de loin — par let mareheods italieat ^ avec det prooet msei — laboareot d*iinroenses sillont dans la Ber Thyrrhénieenel — Vient donc, dom amoor et partont pour l'églite, — ear je ne porterai pat d*aatre habit de noce.

U «ort.

ALFONSO

— Allont, nestieors ! Yenei avec nout. — > Car, quoi qoe noos fat- «ont, il Toodra te marier ainti.

Ton» ftorteaU (Extrait à* Une Sauvante a/tpriroisée, ISM).

(15) L'immense supériorité de la comédie refaite sur la comédie primitive n'est nulle part plus éclatante que dans celle scène. Combien le départ de Ferando nous laisse froids, comparé k la siisissanle sortie de Petruchio entraînant Catbarina Tépée à la main!

FERANOO.

— Père, adien. Ma Cateaa et moi, il fant qne nous allions cbes

sont.

A Saoder.

— Maraud, fa préparer mon cheval tout de taite.

ALFONSO

— Votre cheval! Ah çà, fils, vous plaisantez, j*espère. —• Je sois sèr que vous ne partirez pas si brusqucmeut.

CATHERINE

«- Qn*il parte on qu'il demeure, je suis rétoloe à rester — et à ne pat foyager le jour de mes noces.

FERANDO

* Assez, Cateau. Je te dis qu*il faut que nous allions chez nous... — Manant, as- tu telle mon cheval?

SANDER

— > Quel cheval? Votre courtaud ?

F£RANI>0«r

— Tudieu! drôle, allez- vout rester à jaser ici ? — Sellez le cheval hongre de votre maîtresse.

^-Non, pas pour moi, cir je ne vcoi pas partir.

If

■ff-

j. le souper pas encore sur la table t *- Le oooTeit ims ims! rien 4ek

î — Où est le chenapan que j*aYais envoyé en avant t

î SAMDUU

l Voilà!... ilcfottm, monsieur.

FERANDO

— Venez ici, drôle. Je fais yoqs couper le nex. ~ Seélénl,«tE moi mes bottes I... Vous plairat-il — de mettre la nappe? VeoUtUn

^ le marouffle — me blesse le pied. Tire doncement, te dis-je,.. Eicet?

; Il les frmppe tous.

Los iMpiais meUeot le couvert et apportent le soaper.

— Tudieu ! tout est brûlé et desséché. Qai a dressé oei fia* des-là?

WILL

— k dire vrai, c*est Jean Cuisinier.

Ferando renverse la table et les pUU et bat toib se» fifei

— Décampez, chenapans. Oser m'apporter un pareil sonper: - Hors de ma vue, dis-je, et emportez ça d'ici. — Viens, Cate8a,Mn nous préparer un autre souper...

ASaoder.

Y a-t-il du feu dans ma chambre^ roonsîear t

SAMDER.

— Oui» vraiment.

Sortent Feraodo et Catherine.

Les valets restent et mangent toat le souper.

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