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KOTSS. 47 i
TOtre repas ; car je n'en veos pas, moi. — iê «e Yeai paa Toot être obligée poor n>ire nourritore... ~ Je te le dis oeUeinent à ta barbe, la ne me traiteras pas, ta ne me «oarriras pas à ta gaise, — car je Tais retoaroer ches mo» père.
FIRANDO.
-« Ooi, qoaad Yoat serei dooce et geitine, nais pas •- arent ; je sais qoe votre fièTre ii*esl pas eacore passée. *- Ne toos écoonei donc pas de ae pas poavoir aianger. — Et moi aosst j*irai chei votre père. — AUoDS, Polidor, rentroas. — Et toi, Gateao, fieas avee neos... Je sois s&r qa'avant pea — loi et moi ooia seroM dans la plot laadra aeeord.
Kntre le Mmcim poruot un piquet SAIfDBli.
— Mettre, le mercier apporte » la toqoe de Medarne.
PBEAHOO.aallercim'.
' lei» marattd 1 qv*avai-veat là?
IM MBACIIR.
— Une toque de veloars, monsieor. ae fOoa déplaiia.
PBRAIIDO*
— Qai Ta commandée? est-ce loi, Caleaat
CATRnUNB.
«- El quand ce serait moi?.. Viens id, maraod. Donae-mol — la lo-
qaa. Je veos voir si aile me va.
Elle met U toque isr m téta.
PBEANDO.
~ Ob I monstreox ! certes, elle ne te va pas... — Laisso^noi la voir, Cataao... Tiens, maraud, emporte ça. — Cette toque est tout à (ait kers de Cubion.
CATBER»!.
— Elle est soffisammeat fashionable. On dirait qoe vons — vaolex faire une folle de moi.
PBRAIIDO.
— C*esl vrai, il veot fidre une folle de lai. —-s'il prétend qoe tn mettes une toqae aassi émineéa... ^ Maraud, décampe avec ça.
Sortie
47? LA SADVÂOR APPRIVOISÉE, STC.
Entre le TAtiusoft, apportant une rolie. SANDBR.
— Voici le tailleor aussi avec la robe de nudeme.
FERANDO
— VoyoDft, Uineor. Commeot 1 arec des crevés et des dois 4e n — Sang Dieo ! MaroeOe, in as gâté cette robe.
LE TAILLEUR
— Mais, monsienr, je Tai faite selon rinjooctkm de voUeTàl Vens pooYes lire le devis que Yoiei.
FERANDO
Approche» drftie... Tailleor, lis le devis.
LE TAILLEUR
Itemt un beau ooUM ammdi, . .
SANDBR.
Ooi, ça, c'est vrai.
LE TAILLEUR
El une manche bien large..*
SANDBR.
Ce, c'est on mensonge, maître, j*ai dit deux maiicbes larges.
C'est bien, monsieur. Continuez.
LE TAILLEUR
Item, une robe à corsage ample.
SANDER
•^ Maître, si j'ai jamais dit une robe à corsage ample, •— oi'a conse dans an lé, et qn'on me batte à moit — «?ec on pelotOB i brun !
ILE TAILLEUR
Je l'ai faite comme le devis riodiquatt.
SANDER
Je dis que le devis eu a menti par la gorge, et toi aassi, si ta di
LE TAILLEUR
Allons, allons, ne vous échanlTez pas tant, car je ne vous cniM
SANDER
— Enlendsta» tailleur, tu as fait — bien des bommes saperbe bien, ne fais pas le snperbe avec moi. — Ta as toûë bien des hoa
LE TAILLEUR
Eh bien?
Nom. 473
SAMDtR.
— Ne me toise pet. Je ne veni pei être toité oi br«Té ^ per toi, Je pals te le dire.
CATHBana.
— AlloosI «UoBtl U fiiçoB m'en platt iieei... — Voilà plut d*eailiarrM qo'il B*e» fiiot... Je Yeox et oir cette robe, noi ; — et, si elle ae ▼oos pUti pea, caehes vos yeoi. -^ Je crois qoe je n'earaî rien, si j*«ttoads votre consentement.
rBEAHDO, sa Tanieor.
— Allons, je le répète, emporte>l« et meU-U à U dispomtion de ton mettre!
SANDRE.
--> Corbleu, mtrsad, ne t'en «vise pas! — Corbleo, mettre la robe de me mattresse à la disposition de ton mahre !
PIRANDO.
" Eb bien I monsieor, quelle Idée avei*?0Q8 donc?
SANDSn.
— J*ai ane idée bien pins sérieuse qoe voos — > ne pensez. Mettre la robe de ma mattresse — è la disposition de son maître !
FERANDO
— Tailleur, approche.
Pour cetto fois reprends>la ! — Va-t'en et je to récompenserai po«r ta peine.
LE TAILLEUR
-—Je vons remercie, monsieur.
Sort le TaiUew.
FERANDO
— Allons, viens, Cateaa. nous allons voir la maison de ton père — aoos ce Mmple et hoonèle accoutrement. — Nos bourses seront riches si nos vêtements «tout simples. — Poarvn qu'ils préservent nos corps de la rage de Thiver, — c'est asseï; qn'arons-nons besoin de plus?—- Tes smnrt, Catean, doivent ae marier demain, — et je leur ai promis que tu semis là. — l.a mai i née e&t avancée, dépèebons>noas : — il sera neuf beares avant que noos arrivions.
— Neuf beores? il est déjà passé deux — > beores de Taprès-midi, d*après toutes les borloges de le ville.
FERANDO
— > je dis qu'il e^t à peine neuf heures du matin.
474 LA SACVAOE AFPRITOISÉK, KIG.
GÂTHBEim»
— It dii (pi*tt M dMx htOTM de l'apiè^Hiddi.
FERANDO
— Il sera neof beoret «Tant 4|IM vmib alliez chei Totre pfan.^- Reotiont. Nooi ne unirons paa «ojourd'iiiii. -^ Toi^foaff à ■• «treomer I — le veut que fooidîttex eoouna mm «Teat qae je pHU.
Après le départ de Ferendo et de Catherine, un chaDgoM de déoor a lieu. La vieille comédie nous transporte imBDHMiifement chez le beau-père Alfonso qui vient d'accorder ses des patnées, Emilia et Pbileroa, à leurs deux soupirants, Polidorci Aurelius. Les quatre éancés se déclarent leur amour mntoel avec un luxe mythologique qui, bien qu'excessif, n'est pasdis» gracieux. Je traduis cette scène curieuse que le poêle a dû n^ traucber par suite du remaniement fondamental qu'il a (ait subir i Tintrigue secondaire de la pièce anonyme ;
POUDOR.
— Belle Emilie, radieox soleil d*été, ma reine, — - plus brilkalifie la looe enflammée — où Phébns r^gne dans son lumineax éqnatav, *
. J créant l'or et les méuax pn^cienx! — Que feraia-to, Emilia» si féliii
forcé — de quitter la belle Athènes et d'errer à travers le monde!
SMULU.
— Qaand ta essayerais d'escalader le trôna de Jupiter, — eBgrifii> sant les subtiles régions aériennes, — quand to serais enlevé cobm le fut Ganymède, — Tamour donnerait des ailes à mes ardents déan
»— ftt épirerait ma pensée, de telle sorte que je ta snivrait, — dasié^ tomber et périr comme Icare.
AtJRBLIUS.
«— Touchante résolution» belle Emilia I — £t toi» Philema» m'as dirai^-tu autant, — si jt t'adressais une pareille quaetion? — Voyoet^ si le fils unique du duc deCestn^ — cherchait à m*eiilev«r l'amour es
Pliilema. - en la faisant duchesse d'une si m^aetaeoae cité, eat^tit
que lu ne m'abandonnerais pas pour lui ?
PHOEMA.
— Non ! ni pour le grand Neptune, ni pour Jupiter lui-même, -*- Phili^ma ne renoncerait pas à l'amour d'Aurelius. — Quand un antn pourrait m'introniser impératrice de l'univers — ou me Caire reine et
HOTtt. 475
••■fitÉlM àH dMi, — * Je toVdiAiigrefdii pas ton «moar poor le sieo. — Te locMté eKt kl elel de U penne Phileme, — et luins toi le ciel •ereil poar moi Tenfer.
BMiLU»
— Bt ii mot bieneiné, oomme eutreIbU Hereule» •** eveit péa^tré ioiii les Toùlet brûleotet de Teofer.-^ je Yoodraift avec des regards la- ■entables et de sëdaiMOles paroles, — comme jadis Orphée afeo^son karmonie — et les sons ravissants de sa harpe mélodieuse, — attendrir le sinistre Platon et obieoir de lai — qae tu passes sortir et re- Yeair sain et sauf!
PHILEMA.
— Kt ai mon bieo-aimé, comme aatrefoii Léandre, -^^ tentait de tiiYèraer i la nage TUellespont écumant ^ poor l'amoar de son Héro. il a'èai pas de tour de coivre qai m'arrêterait. — Je te suivrais i travers lea flots fbrieox, — avec mes cheveox épars et ma poitrine tonte Doe. — Pois, ployant le genou sur la plage d*Abjdos, je voudrais, i force de soupirs sombres et de larmes amëres, — décider Neptune et les dieux marins — i dépêcher une garde de dauphins aux écailles d*argent — et de Tritons résonnants pour nous servir de convoi — et nous transporter sûrement i la cdle, tandis que, suspendue i ton cou adorallla, — et prodiguant à tes joues baisers sur baisers, — je calmerais les fagnpt irritées par la tue de notre bonheur !
EMILU.
— SI PoHdor, comme jadis Achille, — se consacrait à la carrière des anaea, — pareille i la retue martiale des Amazones, — i cette Peothéillée, amante d'Hector, ~> qui renversa le sanglant Pyrrhus, ce Grec ■iOTtrier, ^ je me jetterais au plus épais de la mêlée, — et j'assisterais mon bien-aimé de toutes mes forces.
PHILESU.
— Oo*Smporte qn*Éo1e se di'clMtiie, si tu es doux et serain; — que fleptniia se rnilèf e, %\ Au relins est calme et content : — je ne m'en toteli pat, mal t Advienne que pourra ! -^ O^a las Destins et la For* tune se conjurent pour mon malheur ! — je ne m'en inquiète pas; ils oe sont pas en désaeeord avec nof, —tant que mon bien-almé et moi ■aoa soiiiire eu haroonia.
AURELRTS.
~> Suave Philaua, mine de beauté, — d'où le soleil aspira son glorieux éclat, — pour parer le eiel du raflet de tes rayons. ^ Ah! ma tendra amie, te temps approche — où Ihymen, ravèiii de sa robe safrsaée, — doit te (aira nscona avie ses lorahcsi -- brillaitea comme
U SiDT&CB APPRIVOISÉE, KTC
les frèrts d'Hélèoe «o-daMiuda eroistant. — Alors, Jiuuii,j' Ut ùékkê — U phis belle fiencée qa*ait jamais eoe liifciifitjî
(20) La plaisanterie dont Vineenlio est ici yictime est p» eée encore pins loin dans la eomëdie primitive. liFennJiâ Catherine» en retournant chez le beau-père, rencontrait \tk de Cestus, qui se rend à Athènes pour y chercher son fib A» lius, et voici en quels termes tous deux abordent le doc :
PKRANDO.
— Aimable vierge, si jolie, li jeone, si affable» — plus briUoiià ODolean et bieo pins belle — qae la précieuse sardoine, qoe le ôa empoarpré— de raméthyste oo que rétiaeelante hjadntlie,— kn plus sgréable qoe n'est là pleine liqaide — où la transpsnnte G^hja, dsDs des bosqoets argeotins, — oontemple le géant Andiogiel...- Sosfe Catherine, salue donc cette aimable léauoe.
LE DUC
— Je crois qoe l'homme est foa... U me prend pour one fffw-
CATHEROfS, au duc
— Aimable Tierge, li jolie, si brillante, si eriaulline, vierge ma
beOe, aossi majestaente qoe l'oiseau à l'œil infiiUgable I vierae m
glorieuse qoe la matinée baignée de rosée 1 1 — toi dans les jen à qui elle puise ses rayoos crépnscnlairesl — toi sur les jones de on repose Tété d'or! — envebppe ta lumière dans quelque nuage, —de par que ta beauté ue rende cette magnifique cité — aussi inhabitable ^ la zone brûlante, — par les reflets charmants de ton admirable visage!
(21) Il y a ici, dans la pièce publiée en 1594, un incident q« le poëte a retranché plus tard. Pendant les dernières scènes, S; s'est complètement endormi. Le lord qui Ta fait transporter àm sa maison s'en aperçoit et ordonne aux valets d'enlever le m-
A À8 gloriauB as ihe maming uxuh'd uHth dmo,
CeUe comparaison, légèrement modifiée, se retrouve à la seëMm^ la comédie définitive :
As dear
As moming rose toash'd with dew.
Aussi brillante Qoe la rose do matin baignée de roaée. .