SCÈNE XII
pie belliqueux, comme nous prétendons — Tétre. Donc nous disons ici à César — qu*il était notre ancêtre, ce Mulmutius qui - établit nos lois, coutumes trop longtemps mutilées — par répée de César, et que leur restauration libératrice — sera le grand acte du pouvoir que nous tenons, — quelque colère qu'en ait Rome! Oui, il fit nos lois, ce Mulmutius — qui, le premier en Bretagne, mit — sur son front une couronne d'or, et se nomma — roi ! (6)
Luais, Je suis fâché, Cymbeline, — d'avoir à déclarer César, — qui a plus de rois à son service qu^ tu n'as — d'officiers dans ta maison, César-Auguste, ton ennemi. — Apprends donc cela de moi. Au nom de César, — je proclame contre toi la guerre et la confusion : attends-toi — à une furie irrésistible... Après ce défi, — je te remercie pour moi-même.
GTMBELINE.
Tu es le bienvenu, Caïus. — Ton César m'a fait chevalier (7), j'ai passé ma jeunesse — en grande partie sous ses ordres; c'est lui qui m'a conféré l'honneur; — en voulant aujourd'hui me le reprendre de force. ~ il m'oblige à le défendre à outrance. On m'assure — qucIcsPannoniens et les Mmates - viennent de prendre les armes pour leurs libertés : pour ne pas lire — une leçon daLS cet exemple, il faudrait que les Bretons fussent de glace. - Tels ne les trouvera pas César.
LLCIUS.
Que Texpérience parle! —
CLOTEN.
Sa xMajesté l'a dit : vous êtes le bienvenu. Passez joyeuseroenlavec nous un jour ou deux, ou plus encore. Si ensuite vous venez nous voir avec d'autres intentions, vous nous trouverez dans notre enceinte d'eau salée. Si vous nous en chassez, elle est à vous. Si vous succombez dans
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l'aventure, tous n'en rendrez que meilleur le menu de nos corbeaux, et ce sera tout.
LUGIUS.
Vous l'ayez dit, seigneur.
CTHBEUNE.
— Je connais le bon plaisir de ton maître, et il connaît le mien. — Pour le reste, sois le bienvenu !
Ils Mitent.