‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 48 sur 305 · SCÈNE XIX · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX

qu'une même poussière ; mais la déférence, ~ cette ange du monde, marque une distance ~ entre le petit et le grand. Notre ennemi était princier; .— vous lui a^ez ôté la vie, comme à notre ennemi : soit ! - mais ensevelissez-le comme UD prince.

GUIDÈRIUS.

De grâce, allez le chercher. — Le corps de Thersite vaut celui d'Ajax, — quand tous deux ont cessé de vivre.

ARVIRA6US.

Pendant que vous Tirez chercher — nous dirons notre hjmne...

Bélarius s*éloigne.

Commence, frère.

GUlDÊRlUS.

- Pas encore, Cadwall. Il faut que nous placions sa tête ters rOrient : — mon père a une raison pour cela.

Cestjuste.

GllDÊRIUS.

- Aide-moi donc à le déplacer.

Gaidérios et Arviragas déposent Imogènc dans le tombeau. Le jour

commence à baisser.

ARVIRAGUS.

C'est bien... Commence.

GLIDÊRIUS.

Ne crains plus In chaleur du soleil.

Ni les rages du vent furieux.

To as fini ta tâche en ce monde.

Et ta es rentré chez toi, ayant touché tes gages. Garçons et filles chamarrés doivent tous Devenir poussière, comme les ramoneurs.

ARVIRAGUS.

Ne crains plus la moue des grands.

Tu as dé|Missé l'atteinte du tyran ; ▼ 13

18? CYMBEIJNB.

Plas de soaci pour te vêtir et manger I Pour toi le roseau est égal au chèue Sceptre, talent, science, tout doit Aboutir à ceci, et devenir poussière.

GUIDÈRIUS.

Ne crains plus le jet de IV^clair.

Ni le coup de tonnerre redouté.

GUIDÈRIUS.

Ne crains plus la calomnie, censure brutale.

ARY1R.VGUS.

Joie et larmes sont finies pour toi.

Page 1