SCÈNE XX
/ ,''''. ;:.^. . . A [Dans le palais des rois de Bretagne.]
Bnlreoi Cymbeline, des Seigneurs, et Pisânio,
GYMBEUNK.
- Qu'on retourne, et qu'on revienne me dire comment elle est ! — Une fièvre causée par l'absence de son fils ! — Un délire qui met sa vie en danger ! . . . Cieux, — quels coups profonds tu me portes à la fois ! Imogène, — ma plus grande consolation, disparue ! La reine, —sur un lit d'agonie, tandis - que des guerres terribles me menacent! Son fils, — si nécessaire en ce moment, disparu ! J'en suis accablé, à n'avoir plus — d'espoir...
A Pisanio.
Quant à toi, compagnon, - toi qui certes dois être dans le secret du départ de ma fille et — qui fais si bien l'ignorant, nous te forcerons à parler — par une poignante torture.
PISAMO.
Sire, ma vie est à vous, -je la mets humblement à votre merci. Mais quant à ma maîtresse, — j'ignore où elle réside, pourquoi elle est partie, —et quand elle se propose de revenir. Je supplie Votre Altesse - de me regarder comme son loyal serviteur.
PREMIER SEIGNEUR, h Tymbeliiie.
Mon bon suzerain, - le jour où elle a disparu, cet homme était ici. — J'ose répondre qu'il dit vrai et qu'il remplira — loyalement tous ses devoirs de sujet. — Pour Cloten, on le recherche avec toute l'activité possible, — et je ne doute pas qu'on ne le trouve.