‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 53 sur 305 · SCENE XXI · texte numérisé non relu

SCENE XXI

[Devant la caverne.]

Arrivent Bélarius, Guidërils et ÂRVIRAGUS.

GUIDÈRirS.

— Le bruit est tout autour de nous.

BÉLARirS.

Éloignons-nous-en.

ARVIRAGUS.

— Quel charme, Monsieur, trouvons-nous à la vie, pour la soustraire — ainsi à Taclion et à l'aventure?

GUIDÉRIUS.

Oui, quel est notre espoir — en nous cachant? Si nous suivons ceUe voie, ou les Romains — nous tueront comme Bretons, ou ils nous admettront— comme des barbares révoltés contre leur patrie- dont il faut se servir, et ils nous tueront après.

BÉLARIUS.

Mes fils, — nous irons plus haut dans les montagnes, afin d'être en sûreté. — Impossible de nous joindre au parti du roi : la mort de Cloten — si récente nous expose, nous qui ne sommes pas connus ni enrôlés -dans les rangs, à être questionnés sur le lieu — où nous avons vécu : on nous arrachera — l'aveu de ce que nous avons fait, et la réplique sera pour nous une mort - prolongée par la torture.

GUIDÈRII'S.

Voilà, Monsieur, une crainte — peu digne de vous en ce moment, — et peu édifiante pour nous.

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