‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 56 sur 305 · SCÈNE XXfll · texte numérisé non relu

SCÈNE XXfll

arrachez de ce inonde pour de petites transgressions : et, par cette preuve d'amour, — vous les garantissez des chutes nouvelles! Il en est d'autres à qui vous laissez le temps — d'entasser les fautes sur les fautes, le pire sur le mal, — et ainsi vous les faites trembler pour leur bonheur futur... ~ Vous avez repris Imogène; que vos volontés soient faites, — et accordez-moi la grâce de me résigner... On m'a amené ici, —au milieu de la noblesse italienne, pour combattrecontre le trône de mon Imogène. C'estassez, —Bretagne, que j'aie tué ta souveraine. Soiscalme ! —je ne te porterai pas d'autre coup. Donc, cieux propices, —écoutez patiemment ma résolution: je vais me débarrasser— de ces vêtements italiens, et m'habiller — en paysan breton. Ainsi, je veux combattre

-contre le parti avec qui je suis venu ; ainsi, je veux mourir- pour toi, ô Imogène, pour toi qui fais de ma vie - une mort de chaque soupir ; ainsi, inconnu, — n'excitant ni pitié ni haine, je veux me précipiter — à la face du péril. Je veux que les hommes reconnaissent — en moi plus de valeur que n'en annoncent mes habits. —Dieux, mettez en moi la force des Léonati ! — Pour la honte des modes de ce monde, je veux

-mettre la distinction dans l'homme et non hors de lui.

Il sort.

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