‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 57 sur 305 · SCÈNE XXIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIII

[Le champ de bataiUe,]

bao côté, passent Lucius, Iachimo et l'armée romaine; de l'antre, l'innée bretonne, saivie de PoSTHUMUS, vêtu comme nn pauvre iuldat. Les années se retirent après avoir traversé la scène. Alors nae escarmouche s'engage. Iachimo et Posthnmns reviennent en combattant. Pojtthumns est vainqncnr ; il désarme Iachimo et le laisse.

IACHIMO.

- Le crime qui pèse sur mon cœur — m'ôte l'énergie,

194 GYMBELINE.

J'ai calomnié une femme, — la princesse de cette contrée» et l'air qui y souffle — m'affaiblit par représailles. Autrement ce maraud, — véritable cuistre de la nature, aurait-il pu me maîtriser— dans mon propre métier? Les chevaleries et les honneurs, portés — comme ils le sont par moi, ne sont que titres de dérision. —Si votre noblesse, ô Bretons! l'emporte autant — sur ce rustre qu'il surpasse hos seigneurs, il y a cette différence — que nous sommes à peine des hommes, et que vous êtes des dieui.

Il s*éloigDe.

La bataille continue. Les Bretons faient. Cymbeline est pris; alors arrivent, pour )e délivrer, Bëlarils, frUiDÊRius et Arviragus.

BÉLARIUS.

— Halte! halte! Nous avons l'avantage du terrain; - le défilé est gardé : rien ne décide notre déroute — que notre lâche frayeur.

GllDÉRlUS ET ARVIRAGUS.

Halte ! halte ! et combattons !

Arrive PoSTHL.Mls qai seconde les Bretons. Ils dôlKnenl Cymbelioe et s'éioigiienl. Alors arrivent LiciLS. UCHIMO et Imogene.

LUCll.S, ù Imogène.

— Retire-toi de la mêlée, enfant, et sauve-toi; — les amis tuent les amis, et le désordre est tel — que si la guerre avait les yeux bandés !

lÂCHIMO.

Tout cela, grâce à leurs troupes fraîches!

IXCIIS.

— La journée a étrangement tourné. Ayons vite — des renforts, ou fuvons!

Ils s'éloignent.

âCÈKE XXIV. 195

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