‹ François Villon (1431-1463), sa vie son œuvreChapitre 81 sur 83 · I. Ainsi était-il fait aux gens que l'on bannissait · texte numérisé non relu

I. Ainsi était-il fait aux gens que l'on bannissait

teront bien les légataires. Ce ne seront pas des faiseurs d'embarras et ils auront assez de bien. Ils seront les maîtres... Écris; je vais t'en nommer six.

IT4. — C'est le lieutenant-criminel Martin Bellefaye. Quel sera l'autre ? J'y pensais : ce sera sire Colombel. S'il le juge à propos, il se chargera de cette besogne. Et l'autre ? Michel Jouvenel. Je désigne ces trois hommes seuls et les charge de tout.

115. — Mais dans le cas où ils s'excuseraient, redoutant les premiers frais; ou s'ils allaient se récuser complètement; je nomme les trois honnêtes personnages ci-dessous : Philippe Brunel, noble écuyer; son proche voisin, Jacques Raguier;

116. — Et maître Jacques James, trois hommes de bien et d'honneur et qui craignent le Seigneur Dieu. Ils préféreraient en être de leur poche, plutôt que de ne pas exécuter cette ordonnance. Ils n'auront point de contrôleur : qu'ils agissent à leur guise!

iiy. — Celui qui aie titre de Maître des testaments n'aura rien de mon fait; mais, à sa place, ce sera un jeune prêtre du nom de Thomas Tricot. Volontiers je boirais à ses frais, dût-il m'en coûter ma cornette! S'il avait su jouer à la pelote, je lui aurais légué le Trou de Perrette i.

118. — Quant au luminaire, j'en charge Guillaume du Ru ; je me repose sur les exécuteurs pour trouver ceux qui porteront les coins du suaire. Plus que jamais me font mal maintenant mes cheveux, ma barbe et mes sourcils ! La maladie m'oppresse. Il est temps désormais que je demande pardon à tout le monde.

Ballade par laquelle Villon demande pardon à tout le monde

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AUX Chartreux et aux Célestins, aux frères mendiants et aux dévotes, aux badauds et aux batteurs de pavés, aux serviteurs

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