‹ François Villon; drame historique en cinq actes et six tableauxChapitre 45 sur 92 · VILLON. - ISABELLE · texte numérisé non relu

VILLON. - ISABELLE

Isabelle. — Ah ! merci t villon. — Isabelle !

ISABELLE, se jetant dans ses bras. — Oh ! mon ami !

villoh. — Vous! vous, Madame! Comment se fait-il?... Isabelle. — Vous saurez tout... Mais vous-même, pourquoi ôtes-vous ici? Le roi vous a donc fait grâce?

vielon. — Le roi?... Il s'inquiète bien d'un sacripant de mon espèce!... Mais laissons cela... Il ne s'agit pas de moi dans ce moment. C'est de vous seule que je dois m'occuper. D'abord, chez qui sommes-nous?

Isabelle. — Chez le comte Charles de Meulan.

villon. — Oh ! oh! je commence à comprendre... C'est lui, n'est-ce pas? qui vous a jetée dans ce gouffre?

Isabelle. — Oui, etsi je vis encore, c'est par ui miracle de la Providence...

villon. — Contez-moi cela.

Isabelle. — Voici : pour contraindre Charles de Meulan à vous faire mettre en liberté, je le menaçais de dénoncer ses crimes au roi, lorsque tout à coup je me sentis précipitée à l'improviste. J'ouvris les bras en tombant. Une saillie s'offrit à moi et je m'y cramponnai. Bientôt, mes pieds touchèrent une autre saillie où ils se posèrent. Les murs de ce souterrain, dégradés sans doute par le temps et par l'humidité, présentent de nombreuses excavations. C'est à cela que je dois mon salut. Mais, sans vous, j'aurais fini par mourir de froid et de faim.

villon. — Mon Isabelle !... Oh! Charles de Meulan! quand viendrat-elle donc, l'heure de ma vengeance?

riffle-pécene, daDs la coulisse, à droite. — Cornes du diable I est-ce que nous allons rester en cage?

girard. — Cassons toul, pardieu ! (Grand bruit.)

villon. — Qu'entends-je ?. . Eh ! mais... je ne me trompe point .. je reconnais la voix de mes fidèles. (H va ouvrir.)

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