‹ François Villon et Jean de MeunChapitre 11 sur 41 · Le Rommant de la Rose {s. d. in-fol.), fol. Kc · texte numérisé non relu

Le Rommant de la Rose {s. d. in-fol.), fol. Kc

2. Le Rommant de la Rose, codicille et testament de maistre Jehan de Meun (s. d. vers 1500, in-fol.}, fol. l'iiia.

3. Cy est le Rommant de la Rose (Paris, 1526, in-fol.}, fol. 58c ; édition de Galliot du Pré (Paris, 1531, in-fol.), fol. 55 a (charmantes figures sur bois).

32 LOUIS THUASNE.

Si l'on prend les traductions françaises de Boëce par Jean de Meun imprimées à la fin du xv° siècle, on arrive aux mêmes conslatations :

« Se les hommes, si comme dit Aristote, avoyent les yeulx si tres parfaitz comme lins qui voyent les aultres oultre les murs, si que robe ne corps les empeschat, et vissent les entrailles de Olimpiades la plus belle femme du monde, si ne sembleroit elle tres laide! ». C’est, on le voit, la reproduction des manuscrits.

Mais Villon connaissait également les traductions en vers du De consolalione Philosophiae de Boëèce par Renaut de Louhans. Ce qui tend à le faire croire, c'est que Villon, après avoir nommé « Archipiada », cile « Thaïs » qui est mentionnée dans cette traduction, bien que ne figurant pas dans le texte latin. Mais cette translation de Renaut de Louhans est surtout une paraphrase très libre du texte original lalin ; il n’y a donc pas à s'étonner de cette interpolation, en même temps qu'elle explique, sans doute, le cousinage que Villon établit entre Archipiada et Thaïs. -

Voici ce texte : |

Une dame fut appellée Altipiadès, moull aournée

De gentil et plaisant corsage, Et de grant biauté de visage ?,

et, un feuillet plus haut :

Une dame ot nom Thays, La plus belle de son pays, Celle menoit honneste vie; Demostenès l'ot convoitie Et la desira moult avoir...

La grande vogue qu'eut au xive et au xv® siècle la traduction en vers du traité de Boëce par Renaut de Louhans contribua à maintenir la légende qu’ « Alcipiadès » était une femme. Au siècle

1. Le Boece de Consolalion translalé de latin en françois par honorable homme maistre Jean de Meun à la requeste du roy Philippe le quart (Lyon, s. d. in-fol.}, fol, ditivo,

2. Bibl, nat., fr. 518, fol. 35 ce (ms. du xive &.), et, dans l'impression incunable (s. L n. d. in-fol,), fol. f. (Bibl, nat. Rés. R, 89},

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