‹ François Villon et Jean de MeunChapitre 18 sur 41 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

Qui les meut à ce? j'ymagine, Sans l'onneur des dames blasmer, Que c'est nature femenine

Qui tout vivement veult amer...

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Or ont les faulx amans le bont,

Et les dames prins la vollée;:

C'est le droit loyer qu'amours ont; Toute foy y est viollée,

Quelque doulx baiser n'acollée...

Pour ung plaisir mille doulours.

Dans les paroles suivantes d'Amis, on retrouve certains traits des vers précédents :

... Juvenaus qui dist du mestier Que l'en apele rafetier, Que c’est li meindres des pechiés Dont cuer de fame est entechiés ; Car lor nature lor commande Que chascune au pis faire entende...

(T. II, p. 230, v. 9180-9185.)

Et il poursuit, ou plutôt Jean de Meun, en portant sur les femmes ce jugement qui lui fut tant reproché :

Toutes estes, serés, ou futes, De fait ou de volenté putes; Et qui bien vous encercheroit, Toutes putes vous trouveroit...

(T. II, p. 230, v. 9192-9193.)

Enfin le dernier huitain (1v) se retrouve comme dans la bouche de La Vieille, au souvenir de son passé:

Quel dolor au cuer me tenoit, Quant en pensant me sovenoit Des biaus diz, des dous aesiers, Des douz deduiz, des douz besiers, Et des très douces acolées Qui s'en ierent sitost volées.

Volées ! voire, et sans retor...

« Pour ung plaisir mille douleurs. »1 Ce vers qui termine si bien, en les résumant, les strophes qui précèdent, était une locution proverbiale au temps de Villon. Elle a toutefois son pendant dans cette pensée de Raison à l'Amant, par- Jant de l'amour : |

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