‹ François Villon et ses légatairesChapitre 4 sur 38 · RUM QUI INCEPERU.NT IX PRESENTI PROGURATORIA [JOHANNIS DE GONFLANS · texte numérisé non relu

RUM QUI INCEPERU.NT IX PRESENTI PROGURATORIA [JOHANNIS DE GONFLANS

Dominas Franciscus de Montcorbier , de Parisius , incepturus sub me

procuratore : II s. p. » (f° i^^ r° du registre déjà cité). — Cinq lignes plus bas, Jean de Conflans a reproduit la mention de F. de Montcorbier sous cette forme : « Dominas Franciscus de Montcorbier, de Parisius, incepturus sub magistro de Conflans tune procuratore : 7/5. » On peut tirer de ces mentions la preuve que Fr. de Montcorbier étudiait alors sous la direction de Jean de Conflans. Le chiffre qui suit le nom des écoliers est celui de la valeur de leur bourse.

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tous autres légataires. En 1456, il l'appelle d'abord, à cause de sa mesure du vers, «maistre Guillaume Villon ' ))^ puis plus tard, en 1461, « maistre Guillaume de Villon 2. )> C'est surtout dans le Grand Testament que Villon parle affectueusement de ce protecteur, qui l'avait tiré de plus d'un danger et occupe en retour la première place dans ses

souvenirs :

Item, et à mon plus que père Maistre Guillaume de Villon, Qui m'a esté plus doulx que mère D'enfant eslevé de maillon ; Qui m'a mys hors de maint boillon, Et de cestuy pas ne j'esjoye ; Si luy requiers à genoillon, Qu'il m'en laisse toute la joye.

Ces vers suffisent à prouver qu'après avoir « toutes ses hontes bues », Villon n'était pas entièrement perverti, puisqu'il pouvait encore trouver de telles paroles pour témoigner sa reconnaissance. On ne peut dire au juste quels liens unissaient Guillaume au jeune poète ; il paraît certain toutefois que ce n'était pas le maître fripon, auquel il devait les premières leçons de la pince et du croc, comme l'a supposé un des derniers éditeurs de Villon 5. Guillaume était sans doute le maître sous lequel Villon avait étudié, car alors, comme l'observe M. Thurot dans son livre sur l'Organisation de l^ enseignement dans l'Université au moyen-âge, les relations entre les maîtres et les étudiants étaient plus intimes et plus familières (c qu'elles ne le sont aujourd'hui dans les collèges entre les professeurs )) et les élèves. L'étudiant était réclamé par son maître au Châîelet; c'était )) son maître qui présidait à ses actes lorsqu'il prenait ses grades, car )) les étudiants s'attachaient ordinairement à un maître de leur pays » pour conférer plus librement avec lui et lui demander des explications. )) Les étudiants et les maîtres d'une même nation logeaient le plus sou- )) vent dans le même hôtel, souvent ils mangeaient à la même table 4. » Quoi qu'il en soit, François de Montcorbier fmit par prendre le nom de son protecteur.

La question du nom de Villon à peu près résolue, il nous reste à reprendre le peu que nous savons de ce personnage en suivant l'ordre chronologique. François de Montcorbier, de Paris, élève boursier à

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