‹ François Villon et ses légatairesChapitre 9 sur 38 · Ibid., huit. I et · texte numérisé non relu

Ibid., huit. I et

6. Ibid., huit. 129. Nous croyons que ce pas d'armes est celui de Saumur, tenu en 1448 (voyez plus loin, p. 224).

pas à Villon : il est dû à Marot et il se trouve pour la première fois dans Pédition que ce poète donna en 1 5 3 3 '. Il ne représente donc que l'opinion de Marot, opinion qui se défendrait difficilement, car deux vers de la ballade permettent de croire que l'épouse était déjà devenue mère 2. Rien ne prouve donc que Villon ait assisté à un tournoi du roi René, et son voyage à Angers ne peut avoir eu pour but de voir ce prince qui, précisément, résidait depuis quelque temps déjà dans son comté de Provence 5.

Bien que Villon se proposât d'aller à Angers, on ne peut cependant assurer qu'il y soit parvenu. On ignore, par conséquent, si c'est à ce voyage dans l'ouest qu'il se lia aux deux dames poitevines de Saint- Généroux, auxquelles il devait son peu de connaissance du langage poitevin. L'indication inexacte qu'il donne de la situation de Saint-GénérouXj voisin suivant lui de Saint-Julien-de-Vouvantes, et compris dans les marches de Bretagne ou dans le Poitou 4, nous autorise à croire qu'il ne visita pas ce lieu.

On en est encore réduit aux hypothèses pour ce qui concerne la condamnation à mort de Villon, condamnation qu'il prétend être le résultat d'un jugement inique et à laquelle il échappa grâce à un appel au Parlement s. Il est même impossible de rien savoir de l'accusation qui pesait sur lui. Cependant, en lisant le Grand Testament, on serait tenté de croire que l'amour seul le perdit ; mais cela semble difficile à admettre. On trouverait de meilleurs motifs de sa condamnation dans la conduite que l'auteur des Repues franches lui attribue. Si l'on en croit ce petit poème, qui doit être considéré comme une tradition presque cojitemporaine, Villon aurait été à Paris le chef d'une bande de compagnons vivant d'escroqueries continuelles. Cette assertion paraît confirmée, du

1 . Les éditions antérieures, et même celle de Galiot du Pré, qui date de '532, ne donnent pas de titre à cette pièce qu'ils font simplement précéder des mots : « Autre ballade, d

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