T., h. 60-61. Cf. ch. IX
2. T., h. 62. ■ — Peut-être ironiquement, dans le sens où on trouve ce mot si souvent dans les chansons de geste, opposé à chevalier (N'iert mie chivaler, ert encore valletu». Wace).
3. Voir Godefroy, ad. v. Roquart. — Cotgrave définit ainsi ce mot « Un vieux cheval fourbu qui ne peut ni hennir ni remuer la queue ». Un vieux qui ne peut plus agiter la langue, dit Duez (1559).
4. Cf. ch. xiii. — 5. T., h. 63-64. Cf. ch. xni. — 6. T., h. 65. 7. T., h. 66. Cf. Molinet, Dialogue du gendarme et de V amoureux ;
A grant pciiic je me soubstien — Sur mes pattes pour moy estendre : — La basse notte doulcc et tendre — Est hors de mon commandement.
même n'avait pas reçu ses legs, il pourra les réclamer à ses héritiers : Villon nomme Robin Turgis le tavernier, Provins le pâtissier, et Moreau le rôtisseur, trois personnages à qui le poète devait sans doute de l'argent ' puisqu'il assure qu'ils ont eu quelque chose de lui, alors même qu'il gisait dans son lit. N'est-il pas vrai qu'avec du rôti, du vin et des gâteaux on peut composer un succulent repas, divin à qui n'est pas toujours rassasié au tiers, voire même une franche repue ^ ?
François demande à son clerc d'écouter avec attention : au début de cette œuvre de vengeance, il déclarera ne détester personne !
Frémin, qui s'est assis auprès de son lit, écrit rapidement'.
François Villon se signe et invoque les trois personnes de la Trinité, comme il était d'usage au début des testaments réels '^. Il rappelle que Dieu a sauvé les hommes perdus par la suite du péché d'Adam ; qu'il a donné pour ornement au ciel l'homme voué auparavant à la damnation. Car, depuis le péché de notre premier père, tous les hommes étaient censés avoir habité en commun, après leur mort, un triste séjour souterrain, jusqu'au jour où le Christ descendit parmi eux et ouvrit aux justes les portes du ciel. Celui qui tient pour ferme cette croyance, savoir que depuis l'ascension du Christ, les morts vertueux ont pu devenir des saints (Villon les nomme de petits dieux), celui-là sera bien payé de retour. Donc, avant le Christ les morts étaient damnés, leurs corps pourrissaient en terre et leurs âmes brûlaient dans les feux de l'enfer. Cependant, suivant Villon, une exception a dû être faite en faveur des patriarches et des prophètes : comme le poète le dira vivement :
Oncques n'eurent grant chault aux fesses.
Ils ne furent pas brûlés, mais bien recueillis dans le sein d'Abraham ^ Si un interlocuteur demandait pourquoi, lui,