T., h. ICI. — Cf. la notice à l'appendice
4. T., h. 102. — Cf. la notice à l'appendice. — 5. Note^ que friandise incite à mal faire, note Marot, qui n'a pas compris ce legs.
La pensée de Villon laisse là les gens du Châtelet. Elle se porte sur Robinet Trascaille, clerc du Trésor'. Il est, comme Pierre de Saint-Amand, un de ces gros personnages, enrichis dans leur office, qui ne marchent pas à pied dans les gluantes rues de Paris, mais montent de gros et beaux chevaux, ou de douces mules. Or, suivant M^' François, Trascaille use d'un gros rouan, une pauvre bête, peu appréciée, à la robe mêlée, qu'un maquignon a remise en forme. Que manque-t-il donc à sa riche maison ? Une jatte, l'humble vase de terre ou de bois que les plus pauvres possèdent, et que Trascaille n'ose emprunter au malheureux Villon ! (ce qui donne à croire que Trascaille a éconduit le poète) ; mais ce dernier est généreux : il complétera par le don d'une jatte la maison d'un clerc du Trésor.
Ce ménage, cette jatte, lui remettent en mémoire deux bassins et un coquemart (une marmite), que François va léguer à un barbier de Bourg-la-Reine, Perrot Girart\ Les deux bassins ne font pas mal, puisqu'ils sont les enseignes parlantes du barbier ^ ; le coquemart est un témoignage de reconnaissance : car il y a une douzaine d'années, Perrot a nourri Villon, pendant une semaine, de cochons gras, aux dépens, et peut-être en compagnie de l'étonnante abbesse de Port-Royal, madame Huguette du Hamel.
Cochons gras, religieuse en goguette, sont aussi associés à ces farceurs de religieux Mendiants que les curés de Paris et les Parisiens honnissent"^ ! Le monde clérical que Villon a trop connu se présente maintenant à son esprit : les frères Mendiants et les Béguines, ceux de Paris et d'Orléans qui se nourrissent de ces « grasses soupes », que l'on appelait irrévérencieusement /«rohines : àt telles soupes, voilà le legs que leur fera Villon, avec des flans (des tartes à la crème) :