‹ François Villon (volume 2)Chapitre 116 sur 402 · T., h. 127. — Voir la notice à l'appendice · texte numérisé non relu

T., h. 127. — Voir la notice à l'appendice

2. Pourrait il ostre vray ou fainte. — Que ma femme m'ayt faict Jenin ?

(Viollet le Duc, Ancien tbédire français, I, p. 132); cf. Montaiglon, Ane. poésies françaises, X, p. 138. — Sur saint Thibaud, voir Eustache Deschamps, VIII, p. 176 [C'est une femme trompée, et qui se vengera, qui parle] :

Prince, puisque mon mari fauh — Et que mon chatel m'emble et fault — Et autre pertuis en cstouppe — Oultre mon gré, il ne m'en chault : — Par saint Arnoul et saint Thiebault — Je luy feray d'autel pain souppe.

Un passage des Présomptions des femmes est péremptoire (Montaiglon, Ane. poésies françaises, III, p. 242) :

Peut estre qu'elle a nom Denise — Et son niary Jean ou Thibaut...

3. Cf. Rabelais, Pantagruel, 1. II, ch. i : « Et de ceulx la sont venuz les géans, et par eulx Pantagruel... Qui engendra Offot, lequel eut terriblement beau nez à boire au baril... »

4. Sur la variante Angcnoidx, donnée uniquement par I, et déjà corrigée par Marot, voir à l'appendice.

5. Nous avons là un exemple, entre beaucoup d'autres, de l'antique courtoisie qui

LE TESTAMENT l6l

Cette image du procureur ramène Villon au Châtelet, où il a mentionné seulement des personnages subalternes.

A Pierre Basanier', le notaire et greffier criminel, François laissera un panier de girofle, c'est-à-dire de ces épices que l'on acquittait aux juges : épices qui seront levées d'ailleurs aux frais de Jean de Rueil, lui-même auditeur au Châtelet, et riche, dont le frère était un grand épicier. Jean Mautaint et Nicolas Rosnel % examinateurs au Châtelet, partageront ce même don de girofle : mais ces derniers, qui avaient des difficultés que nous ignorons avec leur seigneur et maître, Robert d'Estouteville, devront de plus servir gracieusement le prévôt de Paris, dévot à saint Christophe'.

A ce prévôt, qui a conquis sa dame au pas d'armes que tint René, roi de Sicile, et où il parut comme un Hector ou un Troïlus, Villon donne une ballade courtoise ; en acrostiche, on y lit le nom de sa gracieuse épouse, Ambroise de Loré '^. Le prévôt a donc obligé le poète : ce que ne firent pas les deux légataires qui suivent \

Car il faut bien que ces riches Perdrier, qu'il a connus dans sa jeunesse, Jean et François, lui aient refusé de l'argent, puisque Villon assure qu'ils ont voulu l'aider tous les jours et le rendre « confrère » de leurs biens ; mais le poète en veut surtout à François, qui fut son ami particulier et a sans doute exercé l'office, recherché par un jeune homme, d'écuyer de cuisine. Or François Perdrier s'est montré très désobligeant vis-à-vis de son

régnait entre les bons et sérieux buveurs. Cf. à ce sujet le Seniion de h Choppinerie (Bibl. Nat., fr. 4518) :

Je desniens et vueil regnier — Ceux qui tenoicnt M.irtiu premier. — Il est double priorité ; — Teniporis prioritatc — Martin est premier et plus viculx ; — Car, par priorité d'oniieur, — Colin est premier choppineur...

1. T., 128. Voir sur ce personnage, ch. VII (suite) et la notice à l'appendice.

2. Sur tous ces personnages, le ch. VII (suite) et les notices particulières à l'appendice.

Page 1