Par bande de cinq et de six
1 1 . Marmots, grotesques.
12. Des petites « Marie », des Marionettes, des petites filles.
13. Je suis la correction de Marot qui est seule intelligible. Villon a dit souvent qu'en pri.son il était naturellement au pain et à l'eau. (Cf. h. 2, 63 ; Poés. div., X)'
LE TESTAMENt 1?$
Je feisse pour eulx petz et rotes ; Je ne puis, car je suis assis.
Au fort, pour éviter riotes ', Je crie a toutes gens niercis.
Qu'on leur froisse les quinze costes De gros mailletz, fors et massis, De plombées ^ et telz pelotes 3.
Je crie a toutes gens mercis.
C'est la fin du Testament du pauvre Villon.
Mais il reste encore à faire les invitations^. Tel était l'office des crieurs de corps \ qui annonçaient les décès par la ville, là où se portait la foule, proclamaient le jour et l'heure des enterrements, puis faisaient tinter la sonnette autour du défunt ; ils louaient aussi des robes et des manteaux noirs. — Quand vous entendrez le carillon, inutile, dira François, de revêtir de telles cottes de deuil ! Habillez-vous de rouge, car je suis mort martyr d'Amour : ce qui n'était pas tout à fait vrai ^
Villon termine par un récit comique de sa fin : à l'instant de mourir, il se représente avalant un trait de vin rouge ' :
Prince, gent comme esmerillon, Sachiez qu'il fist au départir :
Ung traict but de vin morillon Quant de ce monde voult partir !
Il faut l'avouer, ce trait bouffon, et qui fit fortune chez les médiocres imitateurs du poète ^, choque dans le Testament : il