Ou le frappe si fort à coup de maillet qu'il se brise
8. On chante tant de fois le cantique de Noël que la fête finit par arriver.
9. On recherche si longtemps telle chose [une femme ?] qu'on finit par l'obtenir.
10. On bat tellement [de traits ou du canon] une place de guerre qu'on s'en empare à la fin.
Tant tarde on que faut entreprise ', Tant se haste on que mal advient, Tant embrasse on que chiet la prise -, Tant crie l'on Nocl qu'il vient.
Tant raille on que plus on ne rit, Tant despent on qu'on n'a chemise, Tant est on franc que tout se frit >, Tant vault tient que chose promise.
Tant avme on Dieu qu'on suit l'Eglise, Tant donne on qu'emprunter convient.
Tant tourne vent qu'il chiet en bise ■*, Tant crie l'on Noël qu'il vient.
Prince, tant vit fol qu'il s'avise >', Tant va il qu'après il revient, Tant le mate on qu'il se ravise ^, Tant crie l'on Noël qu'il vient /.
\'illon enfin a été par excellence le peintre de la volupté, le poète de la mort.
Certes, bien avant lui, on avait dit le « maintien rassis » convenable au type que l'on considérait comme l'idéal de la beauté. Que de fois les poètes avaient célébré, depuis nos vieux trouvères, le clair visage de leur dame, sa chevelure blonde, son front large, ses sourcils déliés, ses yeux verdelets, son nez joli, sa bouche riante et mignonne, son cou élevé, ses bras longs et ses doigts grêles, son maintien noble ! Peu cà peu on avait déshabillé cette poupée gothique : la gorge plaisante était apparue, un corps souple et sinueux, des seins fermes et petits, le ventre épais, la cuisse dure ^.