Ibid., p
4. Catalogue des livres composant la bibliothèque de feu M. le baron James de Rothschild, I, p. 158-260. — 5. G. Paris, François Villon, note additionnelle, p. 190.
tombe ' (c'eût été dans la réalité une de ces pierres plates que les ouvriers parisiens du faubourg Saint-Marcel expédiaient dans toute la France et où l'image d'un clerc aurait représenté tous les clercs) ', nous pouvons cependant entrevoir quelques traits de François Villon, au moment où il composa son Testament : nous pouvons surtout, et c'est ce qui nous importe, tracer de lui un portrait moral.
Villon n'a guère parlé que de lui-même. Il se connaissait bien, encore qu'il eût affirmé le contraire ' ;
Je congnois bien mousches en let.
Je congnois a la robe l'homme.
Je congnois le beau temps du let, Je congnois au pommier la pomme, Je congnois l'arbre a veoir la gomme.
Je congnois quant tout est de mesmes.
Je congnois qui besongne ou chomme, Je congnois tout, fors que moy mesmes.
Je congnois pourpoint au colet,
Je congnois le moyne a la gonne4.
Je congnois le maistre au varlet,
Je congnois au voille la nonne,
Je congnois quant pipeur jargonne î,
Je congnois fols nourris de cresmes ^,
Je congnois le vin a la tonne,
Je congnois tout, fors que moy mesmes.
Je congnois cheval et mulet.
Je congnois leur charge et leur somme,
Je congnois Bietris et Belet,
Je congnois get qui nombre et somme ',
Je congnois vision et somme ^,
Je congnois la faulte des Boesmes 9,
I. T., h. 164. — 2. Guillebert deMetz, p. 222; Mâle, op. cit., p. 462.
3. Poésies div., III. — 4. A la robe. — 5. Quant le tricheur parle en jargon.
6. Ceux qui tiennent l'office de fou et sont délicatement nourris.