‹ François Villon (volume 2)Chapitre 163 sur 402 · Paris et ses historiens, p · texte numérisé non relu

Paris et ses historiens, p

2. Doctrinal des simples gens (Bibl. Nat., fr. 17088, fol. 54).

3. « Ils sont aucuns usuriers qui prcstent leur argent, c'est assavoir tant et tant

en fait, ils furent bien souvent traités comme les juifs de jadis, et légalement pillés à leur décès, sous le prétexte d'inventaires.

Dans ce sens, mais dans celui-là seulement, on peut dire que François Villon a traduit « la plainte du peuple ». Et c'est sans doute pourquoi, dans une édition du Grant Testament qui parut entre 1515 et 1520 à VEeu de France, en la rue Neuve Notre-Dame, non loin de la cathédrale dont il avait exécré les riches chanoines, on verra sur le titre des poésies de Villon deux personnages devant un coffre rempli de pièces de monnaie ' : l'un d'eux peut être l'usurier, l'autre celui qui emprunte ou acquitte sa créance ^

par sepmaine ou pour moys, ou prennent leurs terres, possessions, rentes et revenus en gaige desquelles ilz prennent les usuffruiz jusques Hz soient paiez du principal, sans en rendre compte ni desconter sur ledit principal : ce sont usuriers villains... Autres sont qui prestent sans faire aucune paction ni traité... Tous usuriers sont tenuz de restituer tout ce qu'ilz ont de usure, ou tout le moins ils doivent faire leur devoir et povoir, ou au moins en avoir au cueur dolcur et grant desplaisir... » (Doctrinal des simples gens, Bibl. Nat., fr. 17088, fol. 110 v).

1. Catalogue D. Morgand, novembre 1905, nouv. série, no 4, p. 138. — J'adresse tous mes remerciements à M. Edouard Rahir qui m'a autorisé à reproduire ce petit bois.

2. Ce bois n'est d'ailleurs qu'un passe-partout, puisqu'il figure dans une édition de Guillaume Alecis (Cf. l'édition E. Picot).

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