‹ François Villon (volume 2)Chapitre 171 sur 402 · Mon bonnet · texte numérisé non relu

Mon bonnet

Comme de dire : « J'en appel » ?

Si avoit, je vous certiffie, Combien que point trop ne m'y fie.

Quant on me dist, présent notaire ' :

« Pendu serez ! », je vous affie^, Estoit il lors temps de moy taire ?

Prince, se j'eusse eu la pépie 3, Pieça je feusse ou est Clotaire4, Aux champs debout comme un espie >.

Estoit il lors temps de moy taire ?

Or, en vérité, Garnier entendait bien joncherie, en jargon du temps, tromperie^; et si François Villon avait été un descendant de Hugues Capet, que l'on réputait fils d'un boucher de Paris -, d'un boucher comme l'était ce. cruel La Dehors, lieutenant criminel, on ne l'eût pas mis à la question dans ce Châtelet où il y avait tant de bouchers que cette prison semblait plutôt une écorcherie ^.

Et François adressait aussi à la cour souveraine, avec tous

ses remerciements, une requête afin d'obtenir un délai de trois

jours qui lui semblait nécessaire pour dire adieu aux siens et

recueillir un peu d'argent^:

Tous mes cinq sens : yeulx, oreilles et bouche. Le nez, et vous, le sensitif 'o aussi ; Tous mes membres ou il y a reprouche ", En son endroit ung chascun die ainsi :

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