Voir à l'appendice
saulsoye », c'est-à-dire un revenu absolument nul. Et comme M^ Jacques se porte bien (il doit avoir un gros ventre), Villon, le maigre compagnon, lui ordonne pêle-mêle de manger tous les jours une oie grasse (le mets succulent par excellence), un chapon de haute graisse, de boire dix muids de vin diurétique, blanc comme de la craie. Mais il ajoute ce trait malicieux :
Et deux procès, que trop n'engresse.
Voici maintenant le tour des jeunes et nobles amis de François. D'abord ce mauvais conseiller et compagnon, Régnier de Montigny ' : il recevra trois chiens de chasse \ Jean Raguier', qui appartient à la famille du riche trésorier et attend sans doute un bel héritage, aura la somme :
De cent frans, prins sur tous mes biens. Mais quoy ? Je n'y comprens en riens Ce que je pourray acquérir :
On ne doit trop prendre des siens 4.
Quant à Philippe Brunel % seigneur de Grigny, autre personnage non moins noble et non moins recommandable que les précédents, il obtiendra, comme on la donnait alors en récompense à ceux qui avaient bien servi, la « garde » de tours et de