‹ François Villon (volume 2)Chapitre 25 sur 402 · Voir Godefroy, ml. v. tacon. — 5. L., v · texte numérisé non relu

Voir Godefroy, ml. v. tacon. — 5. L., v

6. Pendre et étrangler, c'est là une formule courante de stvle : on la retrouvera plus loin, à propos de Villon lui-même.

nocturne ; mais s'ils attrapent Villon et le mènent au Châtelet, en retour qu'on lui donne, pour qu'il y puisse dormir, la prison des trois lis (lits) '. Quant à Pierre Marchand \ le bâtard de la Barre, sergent du Châtelet, jouant aussi sur son nom, François Villon assure qu'il est bon marchand, sans doute de denrées d'amour, peut-être aussi parce qu'il se montra homme trop subtil ' ; l'écolier lui lègue une botte de paille pour étendre sur la terre quand il exercera le seul métier qu'il sache faire, celui d'amoureux''.

A ces propres à tout et à rien, Jean le Loup et Cholet % officieux personnages au service de la ville et du Châtelet, Villon qui avait peut-être été leur compagnon de « repues franches », laisse un canard pris dans les fossés de la ville quand la nuit tombe, un de ces longs manteaux qu'on nommait alors « tabart », descendant jusqu'aux pieds comme les robes des Cordeliers : voilà un vêtement bien commode pour dissimuler ce qu'on a pu voler ; il ajoute ceci :

Busche, charbon... et pois au lart.

Bûche et charbon peuvent faire allusion à la facilité avec laquelle ces personnages, qui étaient chargés (Je surveiller le port de Grève, s'appropriaient partie des marchandises qu'on y déchargeait : ce sont au surplus des matières nécessaires à préparer la cuisson d'un bon repas. Quant aux pois au lard, c'était un plat succulent par excellence, l'existence assurée, une façon d'ailleurs proverbiale de parler ^. Et Villon d'ajouter encore le

I. Cf. ch. V, § III. On aurait pu citer la glose de Marot « une des chambres du Chastellet ». — 2. Voir à l'appendice. — 3. Byvanck, op. cit., p. 181.

4. Les chambiettes des prostituées étaient jonchées de paille.

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