‹ François Villon (volume 2)Chapitre 273 sur 402 · Arch. Nat. X'^" 32, 5 mars · texte numérisé non relu

Arch. Nat. X'^" 32, 5 mars

A Arcueil, à Issy, àVanves, partout où Marcel avait des marchandises, on fit des informations. On mit les scellés dans son hôtel, et on y logea des « mangeurs », sous forme de gardiens. On mettait toutes sortes d'empêchements à ses appels. On le menaçait de le conduire à la Bastille.

Ces inventaires étaient le plus souvent l'occasion de piller ses ennemis : Charles de Melun en écrivait plaisamment au roi Louis XI ' : « Sire, le jaiidre de J. Marsel, nommé maistre Guillaume Corte:^, m'a dit que on l'a anhlé à son père en fe:iant l'inventaire de ses biens ij halès qui valest bien vij ou viif escus ; et je ly demandé que \ panse t qui les avet pris : m' a dit que l'esvesques de Biauvoies. Et outre me dit que on l'avet bien anblé d'autres chouses ; ne scay qui l'an n'est : niés c'est bien invantorié et bien prins, et pour ce, Syre, panse:^ y : je suis tenu vous avertir de vostre proufit et de vostre dommage.

Syre, dimanche, une porte bien lorde de vostre baies de Vinsaiiws tumba sur mes lardes et grasses espaulles, tellement que l'on me tenet mort. Paurquay, Syre, je vous suplie que se auquuns vous demandât mes bouffisses, vaquant par may, ne les croies pas : car je parle au conse:^, et me tarde fort vaier les be:ioines fès de Marsel et Dammartin, ajfin que je parle à vous de bouche. Je dessire, Syre, de voies l'eure venue. Escrit de la myn de vostre très unble et très oubaissant serviteur et suget,

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