‹ François Villon (volume 2)Chapitre 3 sur 402 · T., h. 53, 54, V. 661-664. Voir ch. V, §m · texte numérisé non relu

T., h. 53, 54, V. 661-664. Voir ch. V, §m

lui voulait dire, sans rien accorder ni refuser non plus ; elle laissait M^ François s'approcher d'elle, et elle s'accoudait près de

lui:

Et me souffroit tout raconter ; Mais ce n'estoit qu'en m'abusant'.

Car si Catherine de Vausselles vous eût affirmé n'importe quelle folie, vous l'eussiez crue sur le témoignage de ses yeux et de sa bouche menteuse, comme le fit le pauvre Villon ^ :

Abusé m'a et fait entendre

Tous] ours d'ung que ce fut ung aultre,

De farine que ce fust cendre,

D'ung mortier ung chappeau de faultre >,

De viel mâchefer que fust peaultre 4,

D'ambesars que ce fussent ternes s :

Tousjours trompeur autruy enjaultre ^

Et vent vecies pour lanternes ;

Du ciel une paelle d'arain, v Des nues une peau de veau.

Du matin qu'estoit le serain, D'ung trongnon de chou ung naveau, D'orde cervoisevin nouveau, D'une truie ung molin a vent Et d'une hart ung escheveau s, D'ung gras abbé ung poursuyvant?.

3. Du grand bonnet, que portaient par exemple les gens du Parlement, que ce fût le petit chapeau de feutre, à la mode en ce temps-là.

4. Que la vieille ferraille était semblable à cette sorte de plomb très tendre dont on faisait alors de la mauvaise monnaie et des images saintes (Godefroy, ad. v. peautre).

5. Que jeter deux as dans un coup de dés cela était la même chose qu'amener trois.

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