‹ François Villon (volume 2)Chapitre 4 sur 402 · Une poêle ou chaudière d'airain · texte numérisé non relu

Une poêle ou chaudière d'airain

8. A hars, C hart ; les autres leçons donnent haye, adopté par A. Longnon. — Que la corde de la potence, c'était un écheveau de fil.

9. Un maigre poursuivant d'armes, tel que ceux que l'on rencontrait sur les routes, portant les messages des princes.

Ainsi m'ont amours abusé Et pourmcnc de l'uys au pcslc '.

Je croy qu'homme n'est si rusé, Fust fin comme argent de coepelle ^, Qui n'y laissast linge, drap, paelle 5, Mais qu'il fust ainsy manyé Comme moy, qui partout m'appelle « L'amant remys et regnyé. »

Et, plus loin, le poète s'écriera avec emphase :

Je regnic Amours et despite ;

Je deffie a feu et a sang.

Mort par elles me précipite,

Et ne leur en chault pas d'ung blanc-t.

Ma vïelle ay mys soubz le banc > ;

Amans je ne suyvray jamais :

Se jadis je fus de leur ranc.

Je desclare que n'en suis mais.

Car j'ay mis le plumail au vent ^ :

Or le suyve qui a attente ;

De ce me tais doresnavant.

Car poursuivre vueil mon entente.

Et s'aucun m'interroge ou tente

Comment d'Amours j'ose mcsdire.

Cette paroUe le contente :

« Qui meurt a ses loix de tout dire. »

1. Le pesle ou pêne de la porte, c'était le verrou. Villon fait allusion à ces dévotions que les amants martyrs rendaient au verrou de la porte de leur cruelle amie : ils l'embrassaient, le caressaient, etc. (Cf. W. C. Byvanck, Le grant garde derrière, p. i8, 38). Il n'est nullement question de froid et de chaud, comme on l'a répété à la suite de Le Duchat.

2. Argent épuré dans ce vase poreux qu'on nommait la copelle (Godefoy, Sup., ad. v. copelle).

3. Poêle, petite casserole à longue queue. — Tout son pauvre ménage.

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