‹ François Villon (volume 2)Chapitre 32 sur 402 · Du Breul, op. cit · texte numérisé non relu

Du Breul, op. cit

Ainsi que toutes les fondations de ce genre, le collège de Navarre avait eu à souftVir de la guerre. En 1418, comme on y professait les opinions armagnaques et loyalistes, les Bouchers l'avaient mis au pillage, détruisant en partie sa belle bibliothèque '. Au temps de François Villon, il était assez déchu de sa grandeur : il demeurait cependant la première maison d'enseignement. Quand le jeune Fernand de Cordoue, musicien, peintre, escrimeur, maître es arts, maître en médecine, docteur en lois, en décret, en théologie, et parlant toutes les langues, un puits de vaine science, passa à Paris en 1446, c'est encore au collège de Navarre qu'il argumenta avec les docteurs \

Quelques années plus tard les statuts de la reine étaient tombés en désuétude. Clercs et chapelains ne s'empressaient plus d'assurer fidèlement le service divin ; les maîtres des grammairiens et des artiens attiraient à leur volonté des élèves externes qui vivaient avec les boursiers, en plus grand nombre môme que la maison n'en pouvait contenir, et qui logeaient dans les demeures voisines du collège. On avait ouvert dans les murs de nouvelles issues et des portes pour leur passage. Tel était alors l'état de cette vénérable maison, qui avait produit tant d'hommes lettrés et fameux pour la plus grande gloire de la foi catholique et du royaume K

Une enquête fut poursuivie sur ces faits. Elle amènera bientôt la grande réforme d'Elie de Tourettes, promulguée le 12 avril 1460^ : en ce temps-là, Jean de Conflans, sous lequel étudia Mllon, dirigeait les théologiens ; Geoffroy le Normant, jadis pédagogue et curé de Saint-Benoît, les grammairiens \ Désormais, pour empêcher les écoliers de vagabonder, on n'usera plus que d'une seule porte à laquelle un portier sera attaché, le

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