Arch. Nat., M
5ô ^kAYiCoia Villon, sa vit et son temps
bedeau de l'Université, et il était autorisé à entrer dans la cathédrale, à la traverser pendant l'ofTice divin, sans porter ses habits ecclésiastiques, pour le service de l'Université ' ; en 1449, on le trouve chapelain de Saint-Benoît \ Il demeurait à Paris, rue des Noyers, au cœur de l'Université, dans sa maison d l'enseigne de la Madeleine, qu'il léguera à la Faculté de Paris, et où les grands bedeaux habiteront désormais '.
Villon devait bien le connaître; et Poutrel n'ignorait pas que ce jeune homme avait des protecteurs, une mère au moins aussi bonne que celle de Guy Tabary. Enfin Poutrel était à Saint-Benoît le confrère de Guillaume de Villon. Impossible donc à François de remettre les pieds dans Paris sans être immédiatement arrêté, sans être mis à rançon comme Tabary. Laurens Poutrel ne l'aurait pas souffert ; il aurait bien vite reconnu et dépisté M'^ François.
Ainsi Villon fut condamné à mener sur les routes la plus misérable et la plus dangereuse des existences.
Telles furent les conséquences déplorables de sa mauvaise action.