‹ François Villon (volume 2)Chapitre 38 sur 402 · Lecoy de la Marche, op. cit., II, p · texte numérisé non relu

Lecoy de la Marche, op. cit., II, p

sur pied ' ». Ce poète était capitaine de la ville d'Angers \ Bertrand de Beauvau, qui sera également capitaine du château, puis grand maître de l'hôtel, avait la passion des chants et des beaux livres, pour lesquels il se ruinait. Et le jeune évêque de la ville, Jean de Beauvau, son fils, fut de même un lettré et un bibliophile ^

Mais ce que René aimait surtout, en ce pays d'Anjou, c'était de s'ébattre à la campagne, dans une de ses maisons des champs, comme la Reculée, sur la rive droite de la Maine, où il se plaisait à tendre le filet aux petits poissons, aux jolis gardons qu'il nourrissait ensuite dans ses viviers. Qui n'aurait partagé ce simple goût d'un roi, dans ce pays coupé de haies et d'eaux vives, en vérité un jardinet de France, avec ses tapis d'herbes semés de fleurettes, ses précieuses et petites cultures de vignes, où toute maison semble château, où la vie demeure si douce, dans cette région dévote à Saint-Maurille qui s'est fait lui même jardinier^ ?

Quant au roi René, nous savons qu'en ce temps-là il était aussi fort occupé de poésie. La mièvre allégorie qu'il composa sous le titre du Livre du cuer d'amours espris est datée de 1457, et lut certainement écrite sous l'influence du duc Charles d'Or-

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