‹ François Villon (volume 2)Chapitre 57 sur 402 · Pèlerin qui chante Larron espouvante · texte numérisé non relu

Pèlerin qui chante Larron espouvante

(Le Roux de Linc\-, Le Livre des Proverbes français, I, p. 26).

3. Bibl. Nat., Dupuy 250. le-- août 1459. — Voilà ce qui serait arrivé à Régnier de Montignv si sa lettre de rémission avait été entérinée (Voir ch. xii).

servant encore quelques souvenirs des chansons de geste ; des étudiants qui se rendaient souvent dans des facultés lointaines pour suivre les études spéciales qui y florissaient, comme le droit à Orléans ou la médecine à Montpellier' ; des mendiants, tels ces caymands qui volaient des petits enfants et leur crevaient les yeux avec des épingles pour les préparer à tendre eux-mêmes la main ; et d'autres qui savaient contrefaire des maladies caduques, des plaies sanglantes, des gales, avec du safran, de la farine et du sang : ceux-là, on les rencontrait surtout à la porte des églises et aux grands pèlerinages du royaume ; parfois aussi des Bohémiens tout noirs, avec des cheveux laineux, qui étaient surtout des voleurs de chevaux \

Les plus riches de ces voyageurs, comme les moins fortunés, couchaient le soir dans de très mauvaises auberges où les plus favorisés trouvaient un lit ; les autres étaient abrités dans une chambre commune, ou à l'écurie K Car il y avait toujours presse aux Eciis de France, d'Orléans, de CaJabre, à VEtoile, au Dauphin ou aux Trois Rois "^ ; encombrement de valets et de pages ; des chariots étaient arrêtés devant la porte. On y appréciait la, qualité du vin, la blancheur et la douceur des draps \ Dans les villes, les pauvres rencontraient des hospices qui existaient en grand nombre en France, les uns pour recevoir les hommes, les autres pour les femmes.

Mais souvent aussi on campait la nuit dans les champs, en se groupant quand les gens d'armes rôdaient par le pays ^ ; et là on demeurait exposé à toutes les intempéries de la saison. Cela, paraît-il, faisait partie de l'éducation et formait le caractère, puisqu'un poète du xv^ siècle l'a dit " :

1 . Voir à ce sujet les si curieux mémoires de Félix Flatter.

2. Sur tous ces personnages voir Pierre Champion, dans l'appendice à L. Sainéan, op. cil.

5. Cf. Francisque- Michel et Edouard Fournier, Histoire des hôtelleries, cabarets... Paris, 1851, in-8, p. 183 et suiv.

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