T., h. 22-23. — 4. Fait la noce. — 5. T., h
Par friander et par leschicr, Par trop amer ...
que Villon assure ironiquement ne l'avoir pas fait ; ses amis du moins ne doivent pas le lui reprocher. Ils en ont usé comme lui ; et son plaisir, au demeurant, ne leur a pas coûté très cher. C'est vrai qu'il a aimé : mais avoir faim et le cœur triste ne sont pas des conditions favorables à l'amour ' :
Car la dance vient de la pance !
A la plaisanterie que contient ce trait final, succède un couplet du plus touchant repentir ' :
Hé ! Dieu, se j'eusse estudié Ou temps de ma jeunesse folle, Et a bonnes meurs dédié.
J'eusse maison et couche molle.
Mais quoy ? je fuyoie l'escolle, Comme fait le mauvais enfant.
En escripvant ceste parolle, A peu que le cuer ne me fent.
Vraiment, son destin était de rire au milieu de ses larmes !
Entendons aussitôt François justifier son inconduite par les
paroles de l'Ecclésiaste ^ :
Le dit du Saige trop le feiz Favorable, bien n'en puis mais.
Qui dit : « Esjoys toy, mon filz.
En ton adolescence... »
C'est encore à la Bible, au livre de Job '^, que Villon empruntera l'image de la rapidité des jours comparée à la toile coupée par le tisserand. Il ne craint plus rien, tout s'apaise à la mort.
1. T., h. 25. — Cf. une pièce de Louis d'Orléans dans les Cent Ballades, éd. G. Raynaud, p. 205.
2. T., h. 26. Notei jeunes gens (Marot). — Cf. Eustache Deschamps, VL p. 37 :
Plourons, chetis, iiostre folle jeunesse.