I. Bibl. Nat., fr. 24077. — 2. T., v. 731. — 3. T., v
4. Bibl. Nat., fr. 24077. Denifle et Châtelain, OxirtuJarium Unh'ersitatis Parisiensis, IV, p. 684. — Cf. Eloi d'Amerval, Grant Deablerie, ch. 134: Comment chascun est obligé une fois l'an aller à son curé à confesse ou à son commis :
Omnis utriusque sexus — Qui ,veult estre saulvc lassus — Doibt bien nouter ces beaux notables — Car ilz sont bons et prouffitables.
Dans l'année 1456 où Villon fit ce legs, la bulle obtenue par les Frères Carmélites dut être à Saint-Benoît l'objet de bien des conversations. L'Université de Paris venait de faire alliance avec les curés contre les ordres ligués ' ; Guillaume Rivet, le recteur, après mûres délibération et conclusion, avait exclu pour toujours de l'Université les ordres mendiants : ainsi les universitaires protestaient contre la bulle apostolique « très suspecte, portant le trouble dans la paix de l'Université et dans la hiérarchie de la sainte Eglise de Dieu, scandaleuse, opposée au droit commun et aux déclarations de la Pragmatique Sanction... et qui avait été de nouveau présentée à la dite Université, en révoquant la décrétale Omnis utriusque sexus et la clémentine Diidwn de sepulturis... yy"". Quant aux quatre ordres alliés, ils plaidaient devant le Parlement contre l'Université, au sujet de ce qu'ils estimaient des injures '. Les curés, de leur côté, interdisaient aux moines la prédication dans les églises : on affichait à la porte des couvents des libelles diffamatoires publiant que les réguliers voulaient être curés : quand ils se présentaient dans les églises, on enlevait le parement des chaires ■^.
Dans ce milieu de Saint-Benoît, universitaire et décrétiste, Villon ne manqua pas d'adopter l'opinon des curés et des chanoines qu'il avait pu entendre causer à la table de son protecteur. Il a fait des Carmes, des Augustins, des Jacobins, des Cordeliers, des Béguines une satire des plus vives, et, semble-t-il , toute de circonstance ' :
Item, je laisse aux Mendians, Aux Filles Dieu et aux Béguines, Savoureux morceaulx et frians, Flaons^, chappons et grasses gelines.
1. Le traité d'alliance des quatre ordres est du 2 avril 1435 (Arch. Nat.. L. 927, p. 3). Voir sur le début de cette querelle Denifle et Châtelain, Chartidarium Universitatis Parisiensis, IV, p. 166, 167, 178, 674 et la note p. 684.