Ce huitain sera commenté plus loin, ch. VIII, § I
3. Roniania, XXX (18^1), p. 592. On doit ce rapprochement à Marcel Schwob. Il me paraît peu fondé. Cf. ch. XIV, Z i.
On a dit déjà l'antique rivalité du chapitre de Notre-Dame et de la communauté de Saint-Benoît, la dure contrainte où la cathédrale maintenait ses églises sujettes; la station humiliante que les chanoines de Notre-Dame allaient faire à la collégiale le jour de la fête du saint. François Villon dut assister maintes fois à cette fête, qui n'était pas trop gaie au cœur des chanoines de Saint-Benoît, et qui amena parfois des batailles. Il dut voir ces vieux et riches chanoines de Notre-Dame venir chanter l'antienne du saint. Puisqu'il n'y avait pas alors d'enfants de chœur dans l'église, les chanoines et les chapelains étaient tenus de leur répondre : et comme cela ne leur agréait point, ils faisaient remarquer à ceux de Notre-Dame qu'ils ne savaient pas bien chanter.
On peut aussi penser que si Guillaume de Villon fut cité devant l'official, le 2 septembre 1433, cet homme sage le dut sans doute à la rivalité des deux églises ' ; le 4 septembre 1450, le protecteur de François Villon était même prisonnier du chapitre ^ Enfin, en 1456, alors que François composa ses Lais, la communauté de Saint-Benoît était, une fois de plus % en procès avec le chapitre de Notre-Dame •^.
Ce sont là certainement les raisons qui déterminèrent les attaques très violentes que l'on rencontre dans les Lais et dans le Testament contre Thibaud de Vitry et Guillaume Cotin 5 :
Item, ma nominacion, Que j'ay de l'Université, Laisse par resignacion 6 Pour esclore 7 d'aversité
I. Arch. Nat., LL. 114, p. 61. — 2. Arch. Nat., LL. 116, p. 799.