‹ François VillonChapitre 167 sur 262 · PL XI · texte numérisé non relu

PL XI

Les Jacobins au XVIIl'' siècle

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Le Couvent des Jacobins

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de sainte Geneviève ; dans la partie basse du chœur, où chantaient les chanoines, on voyait la tombe du roi Clovis et celle de la reine Clotilde, son épouse '.

La rue Saint-Etienne-des-Grès ramenait à la rue Saint- Jacques, à l'angle de laquelle se trouvait la petite église Saint- Etienne, tenue pour une station de saint Denis ^ De l'autre côté de la rue Saint-Jacques s'étendait l'immense couvent des Jacobins, situé le long de la muraille, depuis la porte Saint-Jacques jusqu'à la porte Saint-Michel. Ce grand couvent avait été élevé à la place d'un ancien hospice où se retiraient les pèlerins de Saint-Jacques ; et saint Louis l'avait fait édifier malgré les protestations du chapitre de Saint-Benoît % jaloux de ses droits paroissiaux, en dépit de l'opinion des curés et des universitaires qui haïssaient les ordres mendiants^. C'est là que saint Thomas et Albert le Grand avaient écrit l'un sa Somme, et l'autre le Commentaire sur les Sentences, qui demeuraient encore les livres que les étudiants en théologie du temps de Villon commentaient à la lettre. Car pendant longtemps, à leur suite, les Sorbonistes purent voir avec douleur les Dominicains compiler, corriger, exposer, gloser, et mettre d'accord tous les différents textes de la Bible. Jour et nuit ils méditaient le Livre, X Histoire ecclésiastique de Pierre le Mangeur, les Sentences de Pierre Lombard, en apprenaient par cœur de longs morceaux \ Et la cloche des Jacobins réglait les heures du travail des étudiants en théologie, qui étaient tous logés dans les couvents et les collèges ^ De grands personnages reposaient dans l'église des Jacobins, comme Charles d'Anjou, le frère de saint Louis ; et on y voyait la statue d'albâtre de Philippe VI de Valois avec l'inscription : Cy gisent les entrailles du royPhilippes le vray Catholique... ijj;o : les Jacobins lui étaient fort reconnaissants de n'avoir pas écouté

1. Guillebert de Metz dans Paris et ses historiens, p. 166-167.

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