‹ François VillonChapitre 168 sur 262 · Ch. Thurot, op. cit., p · texte numérisé non relu

Ch. Thurot, op. cit., p

les remontrances de Pierre de Cuignières '. Mais on peut croire que ces tombes touchaient moins Villon, dont les ancêtres n'avaient sur leur tombeau ni couronnes ni sceptres, que celle de Jean de Meung, Fauteur ironique du « noble » Roman de la Rose, cet ennemi de Papelardie, qui se trouvait reposer aussi chez ces inflexibles théologiens \

Au temps de Villon, toujours pour les mêmes raisons qui rendaient haïssables les Ordres, on ne respectait pas les Jacobins. M^ François s'intéressera surtout aux « povres filles advenantes » qui se perdaient chez eux'. On appelait « grasses souppes jacobines » ^ un succulent bouillon; et quand le terrible enfant de Paris expectorera des crachats blancs, gros comme une balle à jouer à la paume, il les nommera, comme on devait le faire alors, des « jacobins » ^

La porte Saint-Michel ou d'Enfer ^, où venait aboutir la longue rue de la Harpe que l'on appelait parfois à cette hauteur la rue Saint-Côme, s'ouvrait sur la campagne. Un petit chemin entre des murs de clos conduisait rapidement aux Chartreux que l'on voyait devant soi, après avoir dépassé le Pressoir de l'Hôtel-Dieu ; un peu plus loin on apercevait la chapelle de Notre-Dame-des-Champs, au milieu des vignes et des carrières qui avaient servi de cachettes aux Armagnacs ' : les vagabonds doivent s'y abriter la nuit. Quant aux écoliers maraudeurs ils connaissent bien le chemin des vignes si chères aux Parisiens, et qui commencent dès la porte Saint-Michel : on appelait ces vignes le Clos aux Bourgeois. Guillaume de Villon en posséda des parcelles^; les Montigny eurent des vignes un peu plus loin, à Vanves''.

Les Chartreux avaient obtenu de saint Louis de s'installer

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