Reçu le 17 mai
5. En 1448 Thibaud de Vitry avait donné cinq tapisseries de haute lice pour décorer le chœur : elles représentaient quinze histoires de Notre-Dame. La première pièce était étendue de la stalle du chantre au milieu du côté gauche : elle représentait l'Annonciation. La deuxième pièce avait pour sujet la Présentation de Notre-Seigneur au Temple. On tendait la troisième pièce de la stalle du doyen à la moitié du côté droit : elle représentait la descente du Saint-Esprit sur les apôtres. La quatrième, derrière la chaire de l'Evangile, avait pour sujet Jésus parmi les docteurs. La cinquième pièce nabillait le haut pupitre où on lisait l'Evangile : elle représentait le Couronnement et l'Assomption de la Vierge. (Cartulaire de Notre-Dame, t. IV, p. 208).
6. Marcel Aubert, op. cit., p. 14-15 ; Arch. Nat., LL, 288, p. 38.
7. Arch. Nat., LL. 115, fol. 444. — 8. Arch. Nat., LL. 117, 18 juin 1451.
Tout un peuple ecclésiastique vivait et s'agitait autour de Notre-Dame ; l'évêque, alors Guillaume Chartier, le curé du roi et son conseiller en la cour de Parlement ; le doyen qui était le chef du chapitre ; les trois archidiacres de Paris, de Josas et de Brie ; le sous-chantre qui portait le bâton ; à côté de ces grands dignitaires, cinquante-six prébendes, six autres dignitaires, deux officiers, le pénitencier et le chancelier, les dix chanoines de Saint-Denis-du-Pas, les dix curés et les six chanoines de Saint-Jean-le-Rond. Cinquante serviteurs les assistaient, grands vicaires et autres chanoines prébendes assurant jour et nuit le service divin. Quant aux chapelains, on en comptait de deux à trois cents. D'autres serviteurs s'occupaient du luminaire ; le chevecier et quatre marguilliers clercs gardaient le revestiaire. Et il y avait encore quatre marguilliers laïcs et tout le corps de la fabrique \ les douze enfants de chœur et leur maître, le petit et le grand sonneur, les sergents*. De nombreuses confréries avaient aussi leur siège dans la cathédrale '.
Et l'on pouvait voir encore dans l'église les prisonniers qui s'y étaient mis en franchise^; des mendiants, cette plaie des églises d'alors, sales et bruyants, qui ne devaient pas déambuler autour du chœur, ni séjourner dans les chapelles, mais demeure dans la nef, et mieux près des portes ' ; des vendeurs de livres ^ ; les malades du feu sacré qui se tenaient le jour sous la châsse de Notre-Dame et se faisaient transporter la nuit dans la nef pour y dormir. Quant aux clercs des matines, ils assuraient les prières nocturnes. Ils demeuraient dans la maison de YAsfie Rayé, devant le parvis ; et il y avait parmi eux de bons compagnons que François Villon dut bien connaître. Le
1. Ces renseignements sont tirés d'une plaidoirie de Vaudetar pour le chapitre contre les marguilliers laïcs, du 3 avril 1481, n. st. (Arch. Nat., X'» 4822, fol. 209 v).
2. Du Breul, op. cit., p. 29 et s. — 3. Lebeuf, éd. Coclieris, I, p. 14.
4. Arch. Nat., LL. 114, p. 130 (7 février 1435, n. st.). Deux membres du chapitre devront faire une enquête au sujet d'un geôlier de la Conciergerie qui s'efforçait d'empêcher qu'on apportât à boire et à manger à des prisonniers évadés.